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21/11/2020

Comme il joue à Montpellier, ce dimanche, le Racing évoluera donc à l’extérieur. Ainsi dit-on des matches se disputant sur le terrain de l’adversaire, contrairement à ceux qui ont lieu à la Meinau, déclarés « à domicile » ou « à la maison ». Il est généralement admis que jouer chez soi est un avantage. Celui de bien connaître sa pelouse et le cadre environnant, le fait de ne pas avoir à prendre l’avion ou le train et, le plus important et de loin, la perspective d’être soutenu par son public, un appui parfois déterminant qui peut se chiffrer à plusieurs dizaines de milliers de supporters.

Mais ça, c’était avant. Depuis quelques semaines, et jusqu’à l’année prochaine, les stades sont vides, vidés de leur substance organique. Ils sont un monde sans voix, un théâtre de sièges abandonnés, la triste vision de buvettes aux volets tirés. Même les odeurs se sont évaporées. Nos sens sont en sommeil.

Les matches ont lieu, heureusement. A domicile ou à l’extérieur. Mais quelle différence, au fond, quand seul le décor change et la couleur du maillot qui n’est pas la même. Strasbourg-Montpellier ou Montpellier-Strasbourg, ce n’est plus qu’une question de distinction géographique. L’annonce d’une rencontre où chacun ne sera poussé que par ses propres forces, sur des terrains identiques à quelques mètres carrés près et des surfaces de bonne facture.

Il y aura un terrain, onze gars de chaque côté pour commencer et rien de plus. Deux équipes qui n’auront d’autre soutien que l’engagement et l’envie de gagner qu’elles mettront sur la table. Le terme hôte, mot qui définit aussi bien celui qui offre l’hospitalité que celui qui est invité, n’a jamais été autant justifiable. On devrait, finalement, plutôt parler de match en extérieur, c’est-à-dire à l’air libre.

En exagérant un peu, cela ne change plus grand-chose que l’affaire se trame à la Mosson ou à la Meinau. Le décor est confiné, pour dire un mot que nous n’aimons plus. Le jeu, lui seul, a la parole. Entre huis clos et terrain neutre, la marge est devenue étroite.

A la recherche du temps perdu, le Racing est aujourd’hui un chasseur de points pour qui l’espace n’est plus qu’une vue de l’esprit dans ce grand désert que sont les stades de Ligue 1. Dans « Terre des hommes », Antoine de Saint-Exupéry, écrit que « dans le désert, on est toujours libre ». Libre, par exemple, d’entendre le vent qui pousse à la révolte, et de le suivre.

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