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30/04/2019

Deux matches encore à la maison avant de voir le rideau tomber sur la saison. Mais quels matches ! Marseille d’abord, qui n’est jamais un hôte comme les autres. Parce que c’est l’OM et que c’est un club à part dans l’univers du football français. Rennes ensuite, pour un final de rois entre le vainqueur de la Coupe de la Ligue et le lauréat glorieux de la Coupe de France. Un rendez-vous au parfum européen en guise de dessert. L’aurions-nous imaginé en consultant le calendrier en début de saison ?

C’est une manière de cadeau en définitive, quand le bout de la route se dessine et que nous irons au stade sans la peur de lendemain. Nous espérons encore un peu d’éclat, du feu dans la nuit. L’essentiel est déjà acquis, le maintien, et même beaucoup plus avec ce trophée qui a dépassé toutes nos espérances. Alors, peu importe finalement la marche au ralenti des dernières semaines, ces douze matches de Championnat qui ont vu naître une seule victoire. Le boulot est fait et bien fait. Il reste l’idée d’une Meinau qui a encore envie de vibrer.

Quand déboule le seul club français ayant accroché une Ligue des Champions à son palmarès, on se frotte les mains. On sait qu’on s’attaque à une légende, que coule vers nous un fleuve jamais tranquille, bouillonnant. On peut aimer l’OM. On peut ne pas aimer l’OM. Mais on n’est jamais indifférent. Marseille nous arrive, en émoi comme toujours, meurtri par une défaite contre Nantes qui a peut-être signifié la fin des espoirs européens. Ça fait la Une des journaux et du tourbillon dans les bureaux de la Commanderie. On sait qu’un nouveau plantage à Strasbourg ferait déborder la colère sur le Vieux-Port.

Et puis, nos dernières confrontations avec l’OM ont été brûlantes, incertaines jusqu’au bout, irrespirables parfois. Le 3-3 de la saison passée, ici même, fut magnifique. Revenu au score deux fois, le Racing croyait tenir sa proie quand Mitroglou arracha le nul en fin de match. Cette saison, notre défaite, 2-3, à l’Orange Vélodrome, fut cruelle aussi, Valère Germain anéantissant, dans le temps additionnel, le bonheur vieux de deux minutes seulement du but de Nuno Da Costa.

C’est au bout du suspense, encore et toujours, que, sur la route de Lille, le Racing réussit enfin son coup. Faisant tomber Marseille chez lui en 8e de finale de la Coupe de la Ligue au terme d’une série de tirs au but chirurgicale.

Le Racing, qui n’a cédé, à la Meinau, devant aucun des quatre premiers de la Ligue 1, nous emmènera-t-il vers une autre nuit un peu déglinguée, de celles qui gravent la mémoire ? Un Racing-OM ouvert et bruyant, de nature à faire monter au ciel les chants amples et généreux du Kop ? Le peuple alsacien prie pour que le Racing, en mai, fasse ce qui lui plaît.

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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