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02/04/2021

Frédéric Guilbert et Paul Baysse, de l’art et du ballon

Coéquipiers au Stade Malherbe de Caen en 2018/2019, Frédéric Guilbert et le défenseur bordelais Paul Baysse ont noué une amitié en dehors des terrains de foot, jusqu’à se trouver une autre passion commune : l’art contemporain.

C’est l’histoire d’une amitié pas commune dans le petit milieu du football professionnel. Celle de deux garçons, pourtant séparés de six années, devenus potes bien au-delà de l’équipe normande. L’aventure commence il y a deux saisons, lorsque Malherbe se bat pour sa survie dans l’élite. Frédéric Guilbert, latéral droit formé au club, et l’expérimenté Paul Baysse, vieux briscard de la Ligue 1, se côtoient pour la première fois. « On a tout de suite matché, se souvient le Strasbourgeois. C’est un très bon mec, quelqu’un avec qui tout le monde peut s’entendre tellement il est facile. »

Malgré la saison délicate des Caennais en championnat, une alchimie naît immédiatement entre les deux hommes sur le pré. « En match, Paul, c’est un vrai gueulard, sourit son compère. Avec sa petite voix, il aime bien haranguer l’équipe. C’est un compétiteur né. Le défenseur qu’il est, on le connaît tous, sa carrière parle pour lui. Après, sur un quarante mètres, je lui en mets dix d’avance parce qu’il a un peu la charrette (rire). »

Paulo, « sérieux et exemplaire »

Sur le plan personnel, les deux copains connaissent des trajectoires différentes sous les couleurs normandes. « Fredo », titulaire indiscutable dans son couloir, est en pleine bourre. Il se révèle et attire l’œil des recruteurs d’Aston Villa, qui le débauchent l’été suivant. De son côté, « Paulo », prêté par les Girondins, dispute pratiquement tous les matches jusqu’à une mise à l’écart au mois de mars. La saison d’après à Bordeaux ne lui garantit guère plus de temps de jeu : il ne prend part à aucune rencontre avec l’équipe première en 2019-2020.


© Panoramic


« Cela a été une période compliquée pour lui, concède Frédéric Guilbert. Il n’a pas joué pendant un an et demi mais il a toujours été sérieux à l’entraînement. Il était exemplaire dans son comportement. La finalité, c’est que les Girondins ont fini par le conserver quand même et lui donner une prolongation il y a quelques mois. Aujourd’hui, il est chez lui, dans sa région, son club, et je suis content pour lui. »

Artistes sur le terrain mais pas que

Car le Bordelais de naissance et de formation Paul Baysse est un pur produit du club marine et blanc. Rester chez lui et s’imposer sous le scapulaire, c’était donc la meilleure chose qui pouvait arriver au numéro 24 des Girondins. « Paulo, il kiffe sa vie ! certifie Fred. À Bordeaux, il est dans son pays, proche de sa famille. Il joue dans son club. Il se sent bien et il a tout pour réussir. »

Au détour de discussions de ballon entre l’Aquitaine et l’Angleterre, les deux défenseurs s’aperçoivent qu’un autre domaine les rapproche : « J’ai toujours bien aimé l’art contemporain, et il se trouve que lui aussi. On avait un faible pour la sculpture, et on a commencé à regarder pour en acheter une. Puis un jour, à force d’en parler, on s’est dit : “mais nous aussi on peut en faire ! ” »

Le panda Baygui ou la force tranquille

Paul et Fred se renseignent, mettent la main à la patte, esquissent les premiers croquis, et s’entourent de professionnels pour les aspects plus techniques comme la peinture ou la modélisation graphique. Leur projet commun, baptisé « Baygui Art », comme Baysse et Guilbert, donne naissance à une dizaine de sculptures à compter du printemps dernier. Hautes de soixante centimètres, conçues en résine, feuille d’or ou encore nitrate d’argent et déclinées dans plusieurs gammes de couleur, les premiers bébés Baygui représentent tous des pandas.

 
 
 
 
 
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« On aimait bien cet animal et on s’est un peu retrouvés dedans. Le panda, c’est un solitaire, c’est la force tranquille. Et puis il y a aussi une symbolique autour de la protection de l’environnement qui nous est chère. »

Thomas Lemar comme premier client

Si la doublette prend du plaisir à cette nouvelle passion, ce n’est clairement pas le retour sur investissement qui les motive. « Dans le meilleur des cas, on couvrira nos coûts de fabrication » assure Fred. Peu à peu, les pandas Baygui commencent à bourgeonner ici et là dans les galeries d’art de l’Hexagone… mais aussi dans les salons des copains : « mon pote Thomas Lemar, avec qui j’ai été formé à Caen, m’en a commandé un. »

Toute discussion d’art mise de côté, Paul Baysse et Frédéric Guilbert se mesureront sur un terrain de foot dimanche après-midi pour la première fois de leur carrière. Du côté du Racingman, l’heure est plus à la concentration qu’au chambrage : « Je ne préfère pas, car j’ai du respect pour mon ancien club. Mais si on gagne, je le vannerai peut-être un peu. »

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