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04/02/2017

Jacky Zins, mon garagiste colmarien a craqué. Fidèle supporter des défunts Sports Réunis durant des années, il va reprendre son abonnement au Racing. « C’est trop bon, m’a-t-il dit l’autre jour en me tendant une facture très désagréable, on voit bien qu’il se passe quelque chose ». Jacky est spécial. Il est sensible aux atmosphères et celle de notre Racing, aujourd’hui, lui plaît : « Ça respire le sérieux dans tout le club et cette équipe me plaît. Je ne me souviens pas d’un Racing où l’on ne parle que de foot et pas d’autres affaires ».

Mon garagiste est un bon baromètre. Il a deviné la mutation en marche d’une entreprise de plus en plus attractive, solide, progressiste. Il a bien compris qu’au fil des années les bonheurs offerts ces temps-ci sur le terrain sont le fruit d’une reconstruction réfléchie, patiente, tout sauf aventureuse. Il trouve que le moteur alsacien ne tourne pas rond par hasard, contrairement à celui de ma voiture de merde. Il embraie comme tout un peuple, de plus en plus tourné vers les choses de la Meinau.

Le match extrêmement sérieux réalisé vendredi soir contre les gaziers corses (2-0) est à l’image de la marche engagée. A mes yeux, il a surtout démontré l’engagement d’un groupe qui dépasse les titularisations d’un soir. Ce n’est pas rien dans un instant clé du championnat, où les matches vont se succéder à un rythme soutenu, où chacun donc aura sa partition à jouer à un moment ou à un autre. Ceux qui ont fini par couper le Gaz comme ceux, souvent alignés cette saison, qui ont suivi le match de la tribune, en costume de ville.

Ne soyons pas dupes. Les quelques-uns que Thierry Laurey a écartés du groupe vendredi ont dû ranger leur ego dans la poche. Ce n’est jamais simple mais c’est nécessaire. Dans un vestiaire professionnel, la victoire allège les déceptions. Dans celui du Racing, c’est Mayoro Ndoye, pourtant absent de la feuille de match, qui a mené la danse finale, comme s’il avait marqué le but vainqueur. C’est un signe. A cette heure, une vingtaine de joueurs sont concernés par l’aventure, pas si loin les uns des autres. Le héros de demain n’était peut-être pas sur le pré vendredi.

A l’image d’un Jérémy Blayac, moins utilisé cette saison, mais entré en jeu avec une énorme envie et décisif sur les deux buts du Racing, chacun est concerné, l’a été ou le sera. Nous n’échapperons pas à quelques blessures ou suspensions. Dès ce mardi, à Troyes où nous attend un match d’une grande difficulté chez un voisin de palier (36 points comme le Racing), un candidat déclaré à la remontée en Ligue 1, nous serons privés de Steph Bahoken et Abadallah N’Dour, suspendus. Ce sera notre quatrième match en douze jours, et ce n’est pas fini. Quel que soit le destin de l’équipe cette saison, il sera collectif. Les aventures communes sont les plus belles. Pas toujours les plus simples. Mais, humainement, les plus enrichissantes.

Je vous dis à la semaine prochaine !

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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