Sans importance | Racing Club de Strasbourg Alsace
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18/11/2015

Le plus simple, sans doute, aurait été de mettre un mouchoir sur la chronique de la semaine. C’est un temps pour les petits et les grands mouchoirs. Rien dire, rien écrire, surtout ne rien ajouter à l’ouragan qui déferle. Je viens pourtant ici, par habitude, l’envie d’être là comme chaque semaine, avec vous. Sans apporter mon écot inutile et critiquable à la conversation informatique. J’ai quitté les réseaux sociaux il y a quelques semaines. Je n’y retournerai plus. Dans « réseaux sociaux », il y a au moins un mot de trop. Je devine sans peine ce qui s’y commet. Je me protège.

On peut parler de foot si vous voulez. Je n’ai pas regardé Angleterre-France mardi soir. Je n’ai donc pas eu besoin de mouchoir pour écouter une « Marseillaise » qui serait devenue le nouvel hymne de Wembley, le chant patriotique du monde entier, quelque endroit du Proche Orient excepté, mais pas que. We never walk alone ? On verra bien !

Mardi matin, j’ai un peu papoté avec les joueurs du Racing, comme souvent. J’aime bien ce vestiaire où « Doudou » (Ladislas Douniama) a repris ses activités de coiffeur domestique, où le rire d’Ernest Seka fait trembler les murs. C’est une espèce de refuge, on dirait, où l’horreur occupe les conversations bien sûr. Mais la vie y va de son bout, colorée et essentiellement amicale. C’est une petite société qui a un objectif très clair : monter en Ligue 2. Une petite société pleine de différences et d’états d’âme où doivent cohabiter titulaires et remplaçants.

Je voudrais parler de ça simplement, sans faire du sport ou du football un idéal humain. C’est juste un petit morceau du grand tout, comme le sont les entreprises, les associations, les troupes de théâtres ou les chorales. Dans un espace de lieu et de temps défini, femmes et hommes réalisent un projet commun. J’aime que 26 000 personnes se dressent quand Jérémy tombe dans les bras d’Abdallah, quand Abdel vient finir le travail d’Eric.

Je pense souvent à cet homme délicieux qu’était Sam Aisani, mon ancien coéquipier aux SR Colmar, le formateur de mon fils Julien ensuite. Un homme délicieux et rare, parti trop vite. Grâce au foot, je l’ai aimé. Sam était algérien. Je ne lui ai jamais demandé sa religion. C’était sans importance.

Je vous dis à la semaine prochaine !

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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