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09/04/2021

Comme un étrange rituel, le PSG s’invite à la Meinau dans l’effervescence de ses émois européens. C’était en hiver jusque-là, au crépuscule des phases de poule, avant ou après un dernier tour de manivelle sur le chemin des 8es de finale. On s’arrêtait à Strasbourg en rentrant de Munich ou avant d’aller à Belgrade. En ce début de printemps, qui hésite encore entre neige et soleil, Paris se pose cette fois en Alsace dans un entre-deux inédit, avant et après deux montagnes qui ne sont qu’une puisque le Bayern ouvre et ferme la parenthèse alsacienne.

Dans un stade vide, crève-cœur ultime de nos privations, dans un stade qui aurait tremblé de toute son âme, ce Racing-PSG embrasse mille questions sans réponse que l’on ne va cesser de se répéter jusqu’à samedi 17h lorsque, devant ses écrans, tout le peuple bleu sera agglutiné en retenant sa respiration.

Quel PSG d’abord ? Qui sera sur pied ? Qui sera ménagé ? Sera-t-il marqué par ses immenses efforts en Bavière ? Faudra-t-il lui monter dessus pour l’éprouver d’entrée ? Attendre, le contrer comme lui-même l’a fait avec tant de réussite à Munich ? Guetter la faille comme cela a déjà si bien réussi au Racing ? Rêver d’un adversaire, privé de Neymar, qui aurait un peu la tête ailleurs ? Ou se souvenir que Paris, cette année, n’a plus aucun droit à la faute s’il veut finir Champion et que deux ou trois points perdus à la Meinau pourrait conduire à l’abandon de son titre ?

Depuis notre retour dans le grand monde, Paris n’a jamais gagné à la Meinau. Battu au bout d’un match à 100 minutes qui bouleverse encore notre mémoire récente, tenu en échec l’année suivante. Le troisième rendez-vous arrivait quand, soudain, la vie a changé. Au moins savons-nous que l’exploit est possible. Mais nous devinons aussi que Paris a de la mémoire, qu’il est prévenu de nos méfaits, qu’il en a sans doute plus qu’assez de se faire chahuter sur les bords du Krimmeri. Et que ce n’est vraiment pas le moment pour lui.

Alors, deux visions s’opposent.

Celle d’un football français qui aura les yeux tournés vers Strasbourg, se foutant sans doute grandement du sort d’un Racing pour qui chaque point compte sur le chemin du maintien, seulement obsédé par le comportement de sa tête de gondole de l’autre côté du Rhin, et avant son imminente et inéluctable mise en Seine, mardi prochain.

La nôtre, certes intéressée par le sort d’un club français en Coupe d’Europe, mais pas avant la fin du jour, samedi. Jusque-là, l’idée de la moisson, la nécessité de grappiller encore et encore, dépassera tout. Paris ou pas, le pari reste le même.

Cet article a été rédigé par :
Jean-Marc Butterlin

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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