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30/01/2019

Olivier Dacourt : « Tout donner et ne pas avoir de regrets »

Formé au Racing Club de Strasbourg Alsace, Olivier Dacourt fait partie de ces joueurs du cru ayant disputé une demi-finale de Coupe de la Ligue BKT avec le Racing. Il était titulaire le 18 février 1997, soir du Racing-Monaco (2-1) qui avait propulsé les Alsaciens en finale. Interview.

La demi-finale de 1997 reste la première jouée par le Racing dans l’histoire moderne de la Coupe de la Ligue BKT. Comment aviez-vous abordé ce rendez-vous important ?

Il y avait une attente mais le groupe était serein. Deux ans auparavant, nous avions remporté une demi-finale de Coupe de France face à Metz. Et même si le groupe avait changé entre-temps, cette expérience nous a permis d’aborder la rencontre avec plus de calme.

En face, vous retrouviez tout de même une équipe monégasque composée de grands joueurs (Fabien Barthez, Emmanuel Petit, Enzo Scifo…) leader à ce moment-là du championnat et futur champion de France…

Oui, il y avait une très belle équipe en face de nous mais nous avions confiance en nos qualités. Nous avions un groupe de talent avec beaucoup d’insouciance. L’équipe était plutôt jeune (25 ans de moyenne d’âge) mais, surtout, avait du caractère. Nous savions que sur un match nous étions capables de les battre. On avait par exemple gagné en championnat contre l’Olympique de Marseille à la Meinau. C’est excitant de jouer contre des gros, de se confronter à ce qui se fait de mieux.

Vous souvenez-vous des mots de Jacky Duguépéroux, votre entraîneur à cette époque, avant cette demi-finale ?

Je ne me souviens pas d’un discours particulier ou d’un changement dans la préparation. Par expérience, le message d’un entraîneur dans ce contexte est souvent le même : ne pas avoir de regrets. Par contre, deux ans auparavant, lors de la finale de Coupe de France, il avait dit, à moi et à Valérien Ismaël, 17e et 18e dans le groupe : « Vous êtes jeunes, vous aurez le temps de jouer des finales ». On a eu de la chance d’en jouer une deux ans plus tard.

Pour la demi-finale de 1997, la Meinau était comble avec plus de 25 000 spectateurs en tribunes. Ce sera à nouveau le cas ce soir face à Bordeaux. Ce stade rend tous les exploits possibles ?

Si on parle de douzième homme, la Meinau en est véritablement un. On le voit d’ailleurs cette année. Si le Racing réalise de bonnes performances et est capable, comme ce fut le cas samedi avec Kenny Lala, d’arracher des victoires en toute fin de match, c’est parce que derrière il y a tout un stade qui pousse. Même fatigué, il y a ce soutien moral qui peut te donner des ailes. Avoir la Meinau derrière toi, c’est incroyable… Oui, incroyable ! C’est grâce à ce stade si l’année suivante, nous étions arrivés à battre des équipes comme Liverpool ou l’Inter Milan en Coupe d’Europe. C’était le feu !

Vingt-deux ans après, revoir le Racing à ce stade de la compétition vous procure-t-il une certaine forme de fierté ?

Je crois que le club a retrouvé sa place logique dans l’élite du football. L’Alsace est une terre de football, avec de véritables passionnés. Strasbourg fait partie de l’histoire du football. Les voir en demi-finale de la Coupe de la Ligue, c’est beau ! Quand le Racing va, les Strasbourgeois sont heureux !

Justement, avez-vous ressenti tout cet engouement lors de votre demi-finale de 1997 ?

Oui, véritablement ! L’époque était différente car les réseaux sociaux n’existaient pas mais, dans la rue, les gens avaient toujours un mot gentil, une parole d’encouragement pour nous.

Vous aviez 22 ans cette année-là. Quel conseil donneriez-vous aux jeunes joueurs retenus par Thierry Laurey pour disputer la rencontre du soir ?

Être sereins, tout simplement. En championnat, ils démontrent chaque week-end qu’ils ont du talent. Et surtout qu’ils profitent un maximum de ces moments-là. On ne joue pas si souvent que ça des demi-finales ou des finales. A la fin de sa carrière, ce sont ces matches-là que l’on va regarder. Il ne faut pas avoir de regrets, tout donner jusqu’au coup de sifflet final.

Personnellement, vous avez eu la chance d’en jouer plusieurs en Coupe d’Italie mais celles disputées avec le Racing ont-elles une saveur particulière ?

C’est différent oui. Quand vous êtes dans les meilleurs clubs européens, il est presque normal de jouer les compétitions pour les gagner. Dans un club moins huppé, avoir la possibilité d’accrocher un titre c’est un exploit.

Pour terminer, à quel type de match vous attendez-vous ce mercredi pour le Racing face à Bordeaux ?

Le plus important, c’est qu’il n’y ait pas d’excès de confiance parce qu’en championnat tout se passe bien. Après, sur le terrain, avec le public de la Meinau derrière, je suis plutôt optimiste. Attention tout de même à ne pas s’enflammer. Je suivrai évidemment la rencontre avec attention. Il y a toujours une certaine fierté à voir son club formateur à cette place. Et je tiens à féliciter Marc Keller pour son excellent travail.

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