Les yeux dans les yeux | Racing Club de Strasbourg Alsace
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12/03/2022

De Nice à Paris en passant par Monaco, Lens, Lyon et Rennes, le pont qui enjambe l’hiver et le printemps prolonge le frisson d’une enfilade de rendez-vous qui sont autant de convocations à mettre la Meinau dans tous ses états. Tout le beau linge, ou presque, est déposé à notre porte, c’est la promesse d’un vertige sans fin, l’évidence que nous n’irons plus au stade autrement qu’attirés par la légende et la lumière.

On ne peut plus s’en cacher : le Racing est lui aussi dans la lumière. Sa cinquième place, au milieu du gratin, construite dans le talent et la générosité, ne doit rien à personne. La photo du moment le montre, souriant et détendu parmi les autres pour qui le poids des échéances rend les visages moins insouciants.

Ils viennent tous en Alsace avec un camion d’obligations, un cahier des charges défini à l’avance dans lequel il est écrit que l’hexagone ne serait pas un cadre suffisant au contentement. Leur destin est européen sinon ce sera une saison ratée. Ils viennent tous en Alsace pour glaner les points nécessaires au projet, relatifs à la somme de leurs investissements.

L’un après l’autre, ils arrivent. Et le Racing les attend, sans autre ambition que de pousser au plus loin son aventure, au coup par coup, et advienne que pourra. Il a le droit, aujourd’hui, de les regarder dans les yeux et c’est déjà l’ombre d’un prodige. Il va les défier, les uns après les autres, s’y frotter, répondre à l’appel des sommets et de ses éblouissements.

Monaco est le dernier hôte hivernal, après une semaine gorgée de soleil, dans un stade comble et comblé d’avance, traversé, par la ferveur et le sentiment que, vraiment, cette année, il faut s’attendre à tout et surtout ne s’interdire de rien. 

C’est une chose immense, ce match qui pourrait bien partir dans tous les sens, un déferlement de vagues sur les défenses, au bout d’une semaine où l’on a bien appris de la fragilité d’un match et d’une tactique, de la calamité naissant d’une seule erreur, de ce réalisme dont on parle tant mais qui est bien le cœur du débat.

Monaco l’a appris à ses dépens à Braga, perdant 2-0 un match où il a dominé son adversaire et accumulé les occasions. A cette heure, l’ASM devrait déjà avoir un pied en quarts de finale de la Ligue Europa.

Le Racing vient de connaître ça aussi, contre Nice et à Reims. L’issue d’un formidable dimanche sera peut-être là, pendue à deux trois gestes réussis, à quelques centimètres de plus ou de moins, à un peu de chance peut-être, à l’épaisseur d’un poteau, à une seconde d’égarement.

Ce dimanche, à 15 heures, le Racing se dira, aussi et forcément, qu’une victoire mettrait Monaco à six longueurs et l’autoriserait à rester, à dix journées de la fin, dans le Top 5, voire mieux. Et là, quand même, nos gars, on les connaît, ils vont se jeter sur ce truc comme des affamés.

Cet article a été rédigé par :
Jean-Marc Butterlin

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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