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11/09/2018

Ce samedi, le Racing entame son troisième déplacement de la saison. Après un joli succès à Bordeaux (2-0) et une défaite à Lyon (0-2) dont ils n’ont pas à rougir, les hommes de Thierry Laurey débarquent à Montpellier. C’est un match à l’extérieur, un moment d’exploration d’une terre ennemie, parfois hostile. Jouer chez l’adversaire est toujours plus difficile.

C’est une question d’environnement, de repères. Le voyage, l’hôtel, le vestiaire, le terrain, le public qui pousse votre adversaire : tout contribue à une manière d’inconfort. Chez soi, on dispose de sa place, de son casier, on pourrait gravir les marches vers la pelouse les yeux fermés en écoutant monter la rumeur du stade. Chez soi, on joue à la maison, l’expression n’est pas innocente. Montpellier sera à la maison. En Ligue 1, l’hôte est généralement bien accueilli mais on aime bien qu’il ne reparte pas avec les couverts.

C’est un peu étrange, quand même. Au fond, tous les terrains se ressemblent. Ici ou ailleurs, on commence à onze contre onze, avec le même ballon, les mêmes règles, et ça dure 90 minutes et des brouettes. Objectivement, rien ne devrait troubler l’ordre des choses. La tactique, la qualité des joueurs, la forme du moment, la chance parfois n’auraient pas à tenir compte de l’adresse indiquée. Pourtant, l‘avantage du terrain reste une donnée indiscutable.

La saison dernière, par exemple, seules deux équipes ont été plus performantes à l’extérieur qu’à domicile : Rennes (30 points sur 58) et… Montpellier (27 sur 51) ce qui pourrait nous rassurer un peu. Metz a équilibré son budget (13 sur 26). Toutes les autres sont en déficit : le grand PSG « himself » a lâché des points 7 fois sur 19 en déplacement. Le Racing n’a pas été un bon élève avec seulement deux succès et 11 points sur un total final de 38.

Tout ce qui est pris les soirs de vadrouille est donc considéré comme un bonus, essentiellement d’ailleurs pour les équipes dont l’objectif premier est le maintien. Il arrive que certaines journées aillent contre le sens de l’histoire. La dernière en date (la 4e du présent championnat) fait partie de celles-ci avec 7 succès pour les équipes visiteuses. C’est assez rare pour être souligné.

Gratter quelque chose à la Mosson aurait donc un parfum particulier et hautement bénéfique. D’autant qu’après une défaite initiale contre Dijon (0-1), la troupe à Michel Der Zakarian s’est remise dans le droit chemin avec deux succès et un nul qui l’ont installée à la 7e place. Elle reste sur deux rencontres sans un but encaissé par Benjamin Lecomte que Didier Deschamps vient d’appeler parmi les Bleus.

Lecomte est bon. C’était facile mais irrésistible. Pour le Racing, le compte sera peut-être bon. Ce sera moins facile mais pas impossible.

 

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

 

 

 

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