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07/12/2018

A quelques centimètres près, à la fin d’un combat incessant, ils ont failli le refaire. On y a cru quelques secondes, le temps que l’arbitre annule le but d’Adrien Thomasson, au bout de la nuit, alors que la Meinau était déjà prise d’une convulsion magnifique. Paris a failli tomber pour la première fois cette saison. Comme l’année dernière, au même moment. Failli seulement. Le rêve est passé, laissant place à un résultat qui reste énorme. Le résultat d’une débauche d’énergie incroyable, d’une considérable discipline tactique, d’une remarquable adaptation aux circonstances quand il a fallu, par exemple, réorganiser la machine après la blessure de Lionel Carole, en pleine tourmente parisienne.

Nous avons tenu Paris en laisse. Pas le meilleur Paris, soyons honnêtes, un Paris moins étoilé que l’année dernière, un Paris qui n’est pas le même quand Thiago Silva, Marquinhos, Di Maria, Neymar et Mbappé ne démarrent pas le match. Et on a vu ce que ça change quand un seul, le dernier nommé, s’invite sur le pré à la moitié de la bataille. Mais, aussi, un Paris qui proposait, avec Draxler, Verratti et Rabiot, un milieu de niveau mondial. Thierry Laurey et ses gars peuvent être fiers de ce point qui n’était pas inscrit dans les prévisions. Un point qui a coûté une montagne de force et d’énergie.

On pourrait, à cet instant, après ça et le 4-1 de Rennes, se laisser griser par la récolte de ce début de décembre. Je partage pourtant volontiers les sentiments de notre entraîneur et sa perception de l’orientation des planètes. Nous avons claqué Rennes au bon moment après un périple breton que l’on dit assez mouvementé à Jablonec. Nous avons résisté à un Paris obsédé par son match de Belgrade et qui a ménagé son personnel à la Meinau. Je ne minimise en rien les performances de Jonas Martin et de ses copains mais le contexte était idéal. Ce qu’il faut retenir, par-dessus tout, ce sont les quatre points venus enrichir le pactole. A cette heure, ils nous emportent assez loin du fond de la classe. Et ce qui vient va-t-il permettre de consolider la position ?

Ce qui vient ? C’est Caen, tout de suite. Et je ne suis pas loin de penser que ce sera le match le plus difficile de la semaine. Un rival de notre rang, disions-nous, en début de saison, qui déboule avec l’obligation impérative de mettre fin à une terrible série de neuf matches sans gagner, toutes compétitions confondues, deux victoires seulement en Ligue 1, dont la dernière (1-0 contre Amiens) date du 29 septembre. Caen joue sa vie à Strasbourg quand Paris pensait à la santé de ses vedettes.

Il n’est pas toujours facile de descendre de son nuage, d’éteindre l’écho médiatique d’un milieu de semaine délicieux, des micros et des caméras partout, à chaque morceau de couloir. Il le faudra pourtant, par un dimanche plus anonyme mais capital. Un dimanche à serrer les coudes et les dents. Ce n’est qu’après, seulement après, que la semaine serait belle.

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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