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26/10/2016

Laurey : « Mes meilleures années »

L’entraîneur du Racing n’a pas oublié les deux années qu’il a passées comme joueur à Sochaux de 1988 à 1990. « Elles figurent parmi les meilleures de ma carrière », raconte Thierry Laurey avant de retrouver un club où il reconnaîtra peu de monde, ce samedi (15h). L’ancien milieu de terrain des Doubistes se souvient.

QUAND LAUREY CROISE SAUZEE – « En 1988, l’OM veut absolument engager Franck Sauzée qui est le joueur à la mode et qui vient de s’illustrer lors du championnat d’Europe espoirs. Mais l’entraîneur de Sochaux, Silvester Takac, ne veut pas le lâcher uniquement contre un transfert. Il met comme condition à son départ la venue d’un autre milieu et porte son choix sur ma personne. Prêté par l’OM, je venais de réaliser une belle saison à Montpellier. C’est comme ça que je suis devenu sochalien. Et je ne l’ai pas regretté ».

UN GROUPE DE GRANDE QUALITE. – « Je savais où je mettais les pieds. La formation sochalienne avait sorti les Rousset, Paille, Silvestre, Lucas, Croci notamment, des éléments importants de l’équipe, menés par les Hadzibegic et Bazdarevic. J’avais l’intuition que cette équipe pouvait réaliser de belles choses. Nous avons terminé quatrièmes de L1 les deux saisons, une place que le club n’a plus jamais obtenue depuis. C’était un groupe de grande qualité, sportivement et humainement. J’y ai évolué comme milieu tournant entre Philippe Lucas et Mesha Bazdarevic qui était un créateur exceptionnel ». 

DANS LA VOITURE DE JACKY ICKX – laurey« Le club et l’équipe, ça ressemblait à une grande famille. Moi, je vivais tranquille à Seloncourt. Un jour, nous avons eu la chance de monter dans des bolides en compagnie d’Ari Vatanen et Jacky Ickx. Et ce n’était pas de la rigolade. Ils ont roulé à fond la caisse, j’en tremble encore. Sochaux c’était Peugeot, l’assurance d’être payé rubis sur l’ongle. Mais on nous demandait de l’investissement. Je me souviens d’un public d’ouvriers qui ne pardonnait rien à ceux qui ne se donnaient pas à fond ».

L’EUROPE ET LES BLEUS – « C’est à Sochaux que j’ai connu ma seule expérience européenne, en C3. On a d’abord battu les Luxembourgeois de Jeunesse d’Esch (7-0, 5-0). La maison nous avait promis un cadeau si nous en marquions six au match retour. Je ne saurais jamais ce que c’était… Ensuite, on joue la Fiorentina de Roberto Baggio. On réussit un superbe 0-0 en Italie avec un Gilles Rousset exceptionnel dans le but. Au retour, je suis trop court sur le 0-1 mais j’égalise très vite. Puis, on se casse les dents sur la défense adverse et Sochaux est éliminé. C’est l’année aussi de mon unique sélection en équipe de France en Ecosse, en qualification pour la Coupe du Monde 1990. On perd 2-0 à Glasgow (8 mars 1989). J’ai fait partie du groupe une fois encore mais Michel Platini avait sonné l’heure du changement. Sur le banc, il y avait un concurrent de taille, Didier Deschamps ».

TAKAC M’A INSPIRÉ – « J’avoue que j’ai beaucoup appris auprès de Silvester Takac. Il m’a inspiré. Il avait un côté professionnel pointu et exigeant. Mais c’était un entraîneur humain. Sur le terrain, il ne faisait aucun cadeau mais il possédait aussi une face joviale que les gens ne connaissent pas forcément. Il donnait toujours la liste des joueurs sans donner la moindre explication. C’était comme ça. Après, rien n’interdisait d’aller le voir dans son bureau. Mais à vos risques et périls. Il fallait être prêt à entendre certaines choses pas forcément agréables. J’ai aimé cette franchise ».

ET PRESQUE TRENTE ANS PLUS TARD ? – « Avec mes deux saisons précédentes, à Marseille et Montpellier, les deux années à Sochaux sont les meilleures de ma carrière. J’ai inscrit 12 buts en L1 et 1 en Coupe d’Europe. Sochaux n’était pas une ville lumière. Avec mon épouse, on allait se promener à Belfort, Mulhouse ou Colmar. Mais j’étais bien, tranquille. Ça fait presque trente ans désormais, je ne suis pas sûr de reconnaître grand monde et le contraire est sans doute vrai. Le décor a changé, les patrons aussi qui sont chinois désormais. Mais mes souvenirs à moi sont tous excellents. J’ai vraiment toujours du plaisir à y retourner ».

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