La vague bleue | Racing Club de Strasbourg Alsace
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13/05/2022

Mon pote Dany, un demi-siècle d’ancienneté dans les tribunes de la Meinau, était dans tous ses états mercredi soir après la victoire de Nice et la défaite de Rennes. Il avait évidemment parié sur le contraire, ce qui, avouons-le, aurait été un peu plus arrangeant.

Il s’est donc jeté sur le calendrier des deux dernières journées, s’adonnant à toutes les spéculations possibles, et si machin gagne ici, que truc perd contre chose ou que truc et machin font match nul, encore que si chose perd c’est peut-être mieux, surtout qu’il manque des joueurs.

J’avoue, j’ai à peine écouté. « Dany, je lui ai dit, détends-toi, ça sert à rien tout ça. Pose la calculette et prends une tisane. » Là, j’ai évidemment capté son attention. « Quoi ? ». Il s’est servi une bière.

Alors, on a parlé de ce petit tunnel absolument divin de 180 minutes derrière lequel toute la lumière sera faite sur la saison. Parce que ça fait vingt-cinq ans maintenant que le Racing ne nous a pas entraînés dans un tel final en Championnat, propulsés dans un tel tourbillon de bonheur et d’émotions. 

Ce Racing-Clermont, dernière procession du peuple bleu vers la deuxième cathédrale de Strasbourg, est, en soi, un pur enchantement déjà. Une marche vers une nuit de rêve, le fruit d’un immense travail de dix ans maintenant, un pas après l’autre, on dirait un cadeau du ciel si c’était un hasard mais c’est exactement le contraire.

Nous ne terminerons pas, comme l’année dernière, dans la froideur d’un stade vide et silencieux mêlée au feu de l’enfer qui menaçait. Une maison bouillonnante et exaltée ouvre ses portes sur un avenir qu’on ne sait pas, en tout cas sur un match dont nous n’osions deviner les ressorts il y a quelques mois.

Et, voyez-vous, c’est ça le cadeau, ce choc des envies divergentes quand l’un caresse soudain d’étranges désirs et que l’autre veut arracher ici la substance de sa survie. Un équilibre plus grand qu’on ne croit pourrait naître de l’antagonisme, dans la force des duels à venir. 

Alors, allons-y, en sachant que toutes les cartes ne sont plus dans nos mains mais que tout peut être redistribué à chaque seconde.

Tout est beau, tout est grand déjà. C’est une vague énorme qui monte, de la rue au stade, et toute l’Alsace, celle aussi qui sera collée à son téléviseur, va aimer et pousser son Racing comme jamais. Elle l’aimera par-delà les derniers soubresauts de la saison et ses aboutissants. Elle l’aimera de toute façon, et tant mieux si, au milieu de la nuit, la fièvre n’est pas tombée, si, une semaine encore, le rêve est encore vivant.

Cet article a été rédigé par :
Jean-Marc Butterlin

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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