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05/08/2017

Jean-Michel Aulas : « La Ligue 1 a besoin de Strasbourg »

C’est un Olympique Lyonnais en totale restructuration que s’apprête à défier le Racing en ouverture du championnat de Ligue 1. Si Jean-Michel Aulas en est toujours le patron incontesté et si Bruno Génésio a conservé son poste d’entraîneur, l’équipe, elle, a subi un sérieux lifting.

Elle a d’abord perdu un trio qui symbolisait l’excellence de son travail de formation. Lacazette s’est envolé pour Arsenal, Tolisso a mis le cap sur le Bayern et Gonalons a posé ses bagages à la Roma. Mais, cette fois, l’OL a radicalement changé sa politique sportive.

Fort de ses infrastructures bâties au fil des saisons, le club a choisi de prendre des risques. « On a décidé d’une évolution de la stratégie qui nous semble logique, explique le président Aulas. Depuis une dizaine d’années, on avait axé nos efforts sur la construction de notre stade et de notre centre d’entraînement. Tout cela est désormais chose faite et on a voulu agir de façon différente. »

La formation n’est surtout pas abandonnée puisque l’Académie lyonnaise est toujours classée n°1 en France et figure dans le top 5 européen. Des pépites sont d’ailleurs en passe d’intégrer le groupe professionnel. Mais le club rhodanien n’est plus opposé au fait de casser sa tirelire pour se renforcer.

Sur les 120 millions d’euros récoltés sur le marché des transferts, la moitié environ a été réinvestie dans l’achat de joueurs venus de quelques unes des toutes meilleures formations européennes. Le Néerlandais Tete est arrivé de l’Ajax (qui avait éliminé l’OL la saison dernière en demi-finale de Ligue Europa), le Burkinabé Traoré de Chelsea, le Dominicain Mariano Diaz du Real Madrid, le Brésilien Marcelo de Besiktas et son compatriote Marçal de Benfica.

Un ou deux éléments d’un standing identique pourraient même rejoindre Lyon après le coup d’envoi du championnat à l’occasion duquel Jean-Michel Aulas se dit tout heureux de pouvoir recevoir le Racing Club de Strasbourg-Alsace : « J’ai une affection toute particulière pour le Racing qui représente à mes yeux quelque chose de fort et de tout à fait authentique dans le football français. Ne plus le voir depuis tant d’années au plus haut niveau était pour moi une anomalie et une incongruité. Je me réjouis donc de son retour sur le devant de la scène. »

Depuis de longues années, le président lyonnais dit avoir tissé des liens de confiance avec un club, une ville et une région, l’Alsace, qu’il a appris à connaître et à aimer : « Je suis un entrepreneur et, dans mes affaires, les meilleurs clients avec qui j’ai eu à traiter sont de l’Est. Ils sont réglos. C’est la même chose au comité exécutif de la Fédération Française de Football où je siège avec des gens comme Marc Keller, le patron du Racing, et Albert Gemmrich, le président de la Ligue d’Alsace. Ce sont des personnes que j’apprécie et avec qui j’ai plaisir à travailler. »

Et puis, pour Aulas, la présence de grandes villes au sein de l’élite est indispensable à la bonne santé générale du football français. « Le retour de Toulouse il y a quelques années, celui de Strasbourg aujourd’hui représentent un atout considérable. La Ligue 1 a besoin du Racing ! A l’étranger, en Angleterre, en Espagne, toutes les grandes agglomérations sont représentées. C’est bien que ce soit la même chose chez nous. Ça booste les affluences, ça crée une bonne émulation et ça fait obligatoirement progresser tout le monde. Ce samedi, notre Groupama Stadium va faire le plein et il y aura, j’en suis sûr, 2 000 à 3 000 supporters alsaciens. C’est une excellente chose. »

Jean-Michel Aulas n’entend pas pour autant dérouler le tapis rouge au Racing. S’il apprécie à distance le travail effectué par le duo Keller-Laurey, s’il se méfie d’un promu dont il sait par expérience que ceux-ci n’ont en général rien à perdre et qu’ils peuvent se montrer extrêmement dangereux lors des entames de championnat, le boss de Lyon depuis 30 ans n’entend pas que son équipe rate ses premiers pas de la saison.

Il souhaite évidemment que le groupe de Génésio valide dès son entrée dans la compétition la nouvelle politique mise en place. Pour que la confiance s’installe et pour ne pas se laisser décrocher par les autres grosses cylindrées. Car Aulas n’en fait pas mystère : il veut absolument que son club retrouve une place sur le podium de la Ligue 1 cette saison et cela passe pratiquement par un sans-faute : « On va jouer la Ligue Europa pour aller le plus loin possible. Mais le championnat reste la priorité. L’objectif, c’est de terminer dans les trois premiers et, compte tenu de la concurrence qui s’annonce, cela va devenir de plus en plus compliqué. »

Un championnat sur lequel l’Olympique Lyonnais a régné en maître incontesté et sans aucun partage pendant sept ans, alignant autant de titres entre la saison 2001-2002 et la saison 2007-2008. Avant de baisser sensiblement de pied lors des derniers exercices tout en restant à un niveau qui lui a permis de rester performant tant au niveau national qu’européen, jusqu’à cette quatrième place acquise en mai dernier et une demi-finale de Ligue Europa, qui ont laissé à Lyon un goût d’inachevé et conduit à un changement de stratégie.

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