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09/04/2019

Le PSG n’avait pas encore cédé un point au Parc des Princes. C’est fait. Le PSG n’avait pas encore encaissé deux buts à domicile. C’est fait. Le PSG voulait devenir officiellement Champion de France dimanche soir. Ça, c’est reporté. Le Racing est passé par là, se disant sans doute qu’un tour d’honneur chaque semaine, c’est trop. Surtout quand il n’est pas de la célébration.

En deux saisons en Ligue 1, Strasbourg est devenu l’emmerdeur préféré des Parisiens. Quatre matches, une victoire, deux nuls, une défaite. Et si je ne m’abuse, c’est aussi arrivé quand Neymar, Mbappé, Cavani et Di Maria étaient sur le pré. Cette saison, le Racing sera la seule formation de l’élite à finir le championnat invaincue face au PSG. On dira donc tout simplement que Paris nous va bien. Et que des dimanches soirs comme ça, c’est quand même vachement sympa.

Le Racing sort d’une huitaine absolument délicieuse, couronnée d’un trophée, meublée d’un carton contre Reims et achevée par une démonstration collective mêlant volonté d’aller de l’avant et abnégation défensive. On pouvait difficilement rêver mieux. De Lille au Parc, la Coupe est pleine.

Nous marchons désormais vers une fin de saison sans angoisse où le maintien des performances a remplacé le maintien tout court. C’est l’objet des sept matches qui attendent encore l’équipe de Thierry Laurey. Sept rencontres pour garder la ligne et étirer le plaisir. Sept rendez-vous pour obtenir le meilleur classement, le plus grand nombre de points possibles.

Les affaires reprennent ce samedi sous forme de retrouvailles avec Guingamp, notre adversaire malheureux en finale de la Coupe de la Ligue, qui lutte de toute son âme pour éviter la relégation. Une défaite à Montpellier, un nul concédé dans le temps additionnel contre Monaco ont à nouveau précipité les Bretons au fond de la classe, au bord du gouffre.

Au carrefour des tourments, Guingamp joue maintenant sa survie tous les samedis que Dieu fait. Le destin de Guingamp dépend de chaque point et chaque match devient une quête absolue, un combat pour rester vivant. C’est cela qui nous arrive, une armée jetant ses dernières forces dans la bataille, pour qui la Meinau est une forteresse à prendre, un mur bleu à renverser. Sinon, il n’y aura peut-être plus d’après en Ligue 1 pour l’En Avant.

Le pari du Racing est aux antipodes de Paris. La victoire de Dijon à Lyon ne raconte-t-elle pas la résilience des fiévreux, la force qui renaît parfois à l’arête de l’abîme ? Battre Guingamp demandera autant sinon plus d’engagement qu’à Paris. Il y a quinze jours, la fortune a choisi le Racing par une nuit longtemps équilibrée et indécise. Les vents de l’est et de l’ouest soufflent sur un deuxième épisode farouche.

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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