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21/02/2018

Fabi, Loulou et Montpellier

Pour Fabien Lefèvre, dit « Fabi », l’un des adjoints de Thierry Laurey, Montpellier représente 32 années de sa vie sportive. Il en retrace ici quelques tranches.

LES JUMEAUX DE LATTES

« Je suis né à Montpellier le 14 novembre 1971. J’avais huit ans lorsque les dirigeants de Montpellier sont venus me chercher, avec Laurent, mon frère jumeau, à Lattes, mon premier club. J’ai fait toutes les catégories d’âge avec des coaches comme Jean-Louis Gasset, Serge Delmas ou Régis Durand. C’était la belle vie. Mes parents tenaient un café en ville. Je vivais mon rêve de devenir professionnel, chez moi, dans le club de mon cœur ».

« LE SEUL TRIPLÉ DE MA CARRIÈRE »

« C’est Henri Kasperczak qui m’a fait disputer mon premier match en pro contre Nantes en 1992. Avec une bande de jeunes comme Christophe Sanchez, Bruno Carotti ou Jérôme Bonnisel, on a peu profité des difficultés financières du club pour avoir notre chance. J’étais un milieu travailleur toujours au service des autres, plutôt discret dans mon attitude. Je courais pour tout le monde. Mes souvenirs marquants ? Un triplé contre Bastia, le seul de ma carrière mais aussi la défaite en finale de la Coupe de France 1994 contre Auxerre (0-3). Et surtout l’élimination en demi-finale face à Nîmes, le voisin alors en National ».

LAUREY ET DER ZAKARIAN, LES LEADERS

« J’ai évidemment joué avec Thierry Laurey et Michel Der Zakarian, les deux entraîneurs qui s’affrontent ce vendredi. Ils étaient associés en défense centrale. Ils avaient tous deux une âme de chef. Michel avait le don de soi. Thierry aussi mais en plus réfléchi. Il parlait beaucoup. J’étais un peu plus proche de Der Zakarian. C’était une belle période. Je ne me projetais pas, je n’envisageais pas, alors, une carrière d’entraîneur. Avec Thierry, on s’est retrouvé au Gazelec d’Ajaccio. On a appris à mieux se connaître. Rester dans l’ombre ne me gêne pas. Je ne suis pas obsédé par l’idée d’être numéro un, un jour. Je suis entraîneur comme j’étais joueur. Je suis au service ».

LES MILLE FRANCS DE LOULOU

« Louis Nicollin ? C’était mon deuxième père, le deuxième père de tout le monde d’ailleurs. Il était tellement proche. Il nous a parfois traités de ‘petits cons’ mais il avait un cœur énorme. Je me souviens d’une finale de Coupe du Languedoc, en juniors, j’avais 18 ans, contre Frontignan. On avait été insultés, on nous crachait dessus. Une ambiance horrible. Mais on avait été solides. Après notre victoire, Loulou, pour nous féliciter, nous a donné à tous une prime de mille francs. La première de ma carrière. Je l’ai vu une dernière fois trois mois avant son décès. Je lui ai offert un maillot du Racing pour son musée personnel. C’était un homme chaleureux, attentif ».

LE MACARON SUR LE MAILLOT

« Affronter Montpellier ? C’est forcément un peu spécial. Il y a le macaron sur le maillot, le mien pendant si longtemps. Et tous ces gens que je suis heureux de revoir. Après, il y aura le match et surtout une équipe très difficile à contourner, qui encaisse très peu de buts et maîtrise parfaitement son système de jeu. Montpellier ou pas, nous avons trois points à conquérir ».

SES ANNÉES MONTPELLIÉRAINES

  • 1980-1991 : Centre de formation et équipes de jeunes.
  • 1991-1997 : Equipe professionnelle (176 matches, 25 buts). Trois sélections en Equipe de France espoirs lors de la saison 1993/94.
  • 2000-2004 : Retour au bercail après des passages à Monaco et Nancy.
  • 2004-2013 : Entraîneur des équipes de jeunes (U15, U17, U19). Il remporte le trophée des centres de formation en 2010.
  • 2013-2015 : Entraîneur de l’équipe réserve avec laquelle il monte en CFA en 2014.

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