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02/03/2018

Je suis rentré de Beauvais très refroidi par une nuit sibérienne et une élimination amère. Nous n’irons pas à Nantes défier Les Herbiers, où se proposait peut-être la chance, pas très fréquente, de disputer une finale de Coupe de France. Tant pis ! Il nous reste onze matches à disputer. Je me dis que ce sont désormais nos finales à nous. Onze finales de Ligue 1, six à l’extérieur (Caen, Toulouse, Angers, Amiens, Rennes, Nantes), cinq à la Meinau (Monaco, Metz, St-Etienne, Nice et Lyon).

Je vois les points qui restent sur la table. 33 au total. Pas un, pas le début d’un ne nous sera offert. Pour en glaner la dizaine qui manque (un peu moins ?, un peu plus ?, je n’en sais rien finalement), il va falloir s’arracher grave, n’en doutons pas une seconde ! Se prendre pour ce que nous sommes : une équipe engagée dans son combat annoncé pour le maintien. Un gros tiers des locataires de notre championnat est dans le même cas. On rêve et on tremble à tous les étages.

Le dernier sprint commence à Caen, dimanche après-midi, le jour de la fête des grand-mères, où le vaincu prendra un coup de vieux. Caen a vécu un milieu de semaine à l’inverse du nôtre en se qualifiant, avec beaucoup d’envie et d’abnégation, pour les demi-finales de la Coupe de France face à Lyon (1-0). Si, comme je l’entends si souvent, les dynamiques se nourrissent de victoires, le débarquement en Normandie sera délicat, là où le Racing ne s’est jamais imposé en Ligue 1 (5 défaites, 2 nuls).

C’est une bataille qui s’annonce, entre le 13e et le 14e. Un point à l’avantage de Caen (32 contre 31) pour qui le désagrément de compter 24 heures de récupération en moins est contrebalancé par le confort de deux rencontres de suite à la maison. Nous sommes à cet endroit du championnat où l’âme et le cœur font autant que la tactique ou le talent présumé. Face au Racing, se dresse un adversaire qui n’en manque pas. Le 20 mai dernier, le Stade Malherbe est allé chercher son maintien dans les dernières secondes de la saison. Et pas n’importe où ! Au Parc des Princes face au PSG (1-1), dans le temps additionnel, grâce à Ronny Rodelin qui venait pourtant de manquer un penalty.

Ca dit quoi ? Que pas une des 990 minutes subsistantes, plus de 1000 en comptant le rab, ne peut être galvaudée. « Un infini de passions peut tenir en une minute » écrivait Gustave Flaubert. Un infini de joie ou de détresse à venir. Le temps des minutes essentielles est arrivé.

Je vous dis à la semaine prochaine !

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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