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17/10/2017

Ce Racing-OM restera comme un match enchanteur qui aura autant réjoui l’amoureux du foot qu’il a un peu laissé sur leur faim les deux entraîneurs. C’est la loi du genre. Le partage équitable des six buts vient au bout d’un scénario dingue où l’OM a cru avoir fait le plus dur à deux reprises, où le Racing a semblé retourner l’histoire, où finalement le but tardif de Mitroglou a remis la balance à l’équilibre. Le peuple alsacien est passé par le doute, l’euphorie et la frustration. Mais il a quitté la Meinau avec le sentiment d’avoir assisté à une très belle chose, digne du haut du tableau de la Ligue 1. « Le meilleur match ici depuis au moins dix ans » résumait, l’œil brillant, ce vieil habitué de l’arène strasbourgeoise.
Les entraîneurs sont moins enclins à la poésie. L’un et l’autre ont d’ailleurs tenu des propos assez analogues, regrettant les largesses défensives dont ils ont pourtant profité chacun son tour. Un match à six buts est difficilement vierge d’erreurs dans ce domaine. Thierry Laurey comme Rudi Garcia ont mis le doigt là-dessus. C’est leur espace d’exigences qui a été perturbé. Tous deux ont retenu l’incapacité de leur équipe respective à tenir un résultat positif. Tous deux sont restés avec l’idée d’avoir égaré deux points. La beauté sauvage d’un dimanche ouvert à tous les vents s’efface devant leur constat comptable. C’est normal.
S’il faut compter, ce n’est quand même pas rien d’avoir gratté un point et une place contre une telle équipe. Par un réflexe ancien, j’ai même envie de dire que le Racing, avec six points, est 15e ex-aequo avec Rennes, Lille, Amiens et Dijon, en attendant les suites de l’affaire des gradins de la Licorne. Cela aurait pu être mieux, mais moins bien aussi. C’est une avancée discrète, modeste mais dont nous nous féliciterons peut-être le moment venu. Qui peut le savoir aujourd’hui ?
Avant un dimanche encore plein de difficultés qui se dessine du côté de Nice et au seuil d’une semaine de sept jours à trois matches (Nice puis St-Etienne, mercredi en Coupe de la Ligue, et Angers, samedi, à la Meinau), nos petits Bleus ont quand même montré un sacré cœur à l’ouvrage. Si quelque chose doit rester de cette petite folie dominicale, c’est que tout est possible quand on met autant d’envie dans les duels. Ca ne garantit pas une récolte dans le sud mais, à plus long terme, c’est une trace à suivre. Le Racing sait qu’il est capable de hisser son niveau de jeu, de tisser des actions de classe. Ca l’aidera à prendre conscience de son aptitude à résister dans son nouveau monde. Ici, ailleurs, contre les gros et les moins épais, il va lutter. Les aiglons, qui nous attendent, ont l’âme du rapace. Mais les cigognes ont un bec, elles aussi.

Je vous dis à la semaine prochaine !

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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