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18/09/2020

On ne peut pas nier la connexion gustative qui existe entre la saucisse de Strasbourg et la moutarde de Dijon. Les deux s’accordent à merveille depuis toujours et participent même, au passage à la buvette, de nos coutumes d’avant-match. Cette parenthèse posée, il nous arrive, ce dimanche, une affaire toute aussi croquante mais à l’assortiment considérablement moins convivial dans la mesure où l’idée partagée par le Racing et le DFCO sera d’essayer de manger l’autre.

Ce sera un match entre les deux derniers du classement. Comptablement, ils proposent un bilan à la gémellité absolue : trois matches, trois défaites, 0 point, 1 but marqué, 7 encaissés. On imagine combien, ici et là, l’envie de décoller occupe les vestiaires.

Chez lui, même dans l’environnement réduit des temps présents, le Racing cherchera surtout à manifester ce réalisme qui a tant manqué jusque-là, derrière et devant. Le match de St-Etienne a été parcouru de bonnes intentions, donnant, en dépit de son issue, le sentiment d’une équipe qui monte en régime. « Le Racing méritait mieux. Depuis le début de saison, il n’est pas très verni par les circonstances de ses matches ». Ce n’est pas moi qui le dis mais Arsène Wenger, le directeur du développement du football mondial à la FIFA, qui ne manque pas une miette des rencontres de son ancien club.

On pourrait songer, alors, que Dijon apparaît comme le candidat idéal à l’envol des cigognes. S’en persuader serait une vraie erreur. On devine, tout au contraire, un adversaire prêt à tous les sacrifices pour alimenter enfin son compteur. Qui pourrait bien penser, lui aussi, que Strasbourg est un bon client dans la conjoncture actuelle.

Alors, un vrai combat se dessine. Pas de ceux qui ont fait se dresser la Meinau face aux cadors de la Ligue 1. Une lutte à l’humilité obligée, à concrétiser l’instinct de conquête. Il est des jours où Dijon vaut bien Paris quand il devient nécessaire de marcher vers le terrain en mesurant totalement le poids d’un match, son enjeu immédiat.

Aux portes de l’automne, qui apportera déjà suffisamment de brumes, le Racing est en quête de lumière. Après Dijon, il n’y aura plus d’été.

Cet article a été rédigé par :
Jean-Marc Butterlin

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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