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05/04/2017

Personne ne l’a relevé parce que tout le monde a dû trouver ça futile. Mais quand même. C’est désormais officiel. Le maintien du Racing est mathématiquement acquis. La victoire des cigognes face aux lions sochaliens a mis Auxerre, le 18e, à 23 points. A sept journées de la fin, ce débat est donc clos. Je vous vois déjà sourire avec mon calcul débile mais je l’imprime en toute responsabilité quand même. Car la marge considérable qui nous éloigne à ce jour des zones de turbulence représente la marque d’une saison réussie. Nous désirions tous, avant tout, « un maintien confortable » pour reprendre l’expression de notre président. Au mois d’août dernier, nous aurions signé des deux mains pour un tel constat à cet endroit de la saison.

Mais nous n’imaginions pas vraiment observer la bataille de la survie d’aussi loin. D’aussi haut. Trois victoires de rang viennent même de nous installer sur la deuxième marche de l’escalier, devant Lens, au prix d’une meilleure attaque, à trois points du leader brestois. Nous n’avions pas forcément prévu ce soudain vertige, ce trouble délicieux de l’altitude. Et nous voici brusquement confrontés à une nouvelle sorte de maintien, sur les sommets d’une Ligue 2 où soufflent les vents de la plus grande incertitude, à découvert. Car c’est bien de cela dont il s’agit maintenant. Il faut dire les choses comme elles sont : le Racing est engagé dans la lutte pour la montée. Toute autre considération serait une insulte à la réalité.

Parlant d’une équipe qui songeait essentiellement à se placer le mieux possible, c’est déjà une formidable performance. J’ai presque envie de dire, quoiqu’il arrive désormais, que l’histoire est belle. Thierry Laurey et ses hommes nous offrent un printemps éclatant qu’ils ont le droit de dévorer l’âme en paix. Mais aussi avec un appétit qui est venu en mangeant. Le menu, cela dit, reste copieux. On se bouscule à la table et on ne nous dit rien de ce qui se prépare en cuisine. Jusqu’au 8e, Niort (46 points), le rêve embrasse plus d’un tiers des convives. Autour du buffet, quel chahut !

Sur la carte, c’est Reims qui se profile samedi. Début des agapes à 15h. Reims, c’est un très gros candidat comme on dit dans les débats télé, qui se jouent à onze aussi. Je vous parlerai bientôt des « petits » qui seront encore sur notre route et sauront utiliser l’urgence du temps de parole pour contester les ambitions des importants. Mais là, c’est Reims qui compte. Reims, victorieux à la Meinau (2-1), le 5 novembre dernier. Reims qui campe deux longueurs derrière nous, je ne vous fais pas un dessin. Reims qui pleure Raymond Kopa pour l’éternité. Reims, la meilleure défense du championnat, décidée à fermer la bouche de la meilleure attaque. Reims, c’est une misère de neuf buts encaissés à Delaune, 1 toutes les 150 minutes ! Ça sent le bouchon devant la surface et rarement le champagne pour les visiteurs. Eviter la bulle se dégusterait déjà !

Je vous dis à la semaine prochaine !

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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