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12/11/2015

Une saison en National, ça ressemble à tout sauf à un long fleuve tranquille. On y gagne des matches compliqués sur terrain adverse. On y disperse aussi des points en dominant de la tête et des épaules. La parité concédée face à Marseille Consolat (0-0) s’inscrit dans la liste des affaires que le Racing a bien négociées cette saison à la Meinau sans réussir à s’imposer au final. Dans le prolongement de sept victoires de rang, toutes compétitions confondues, ce serait con d’en faire un drame.

Il y a eu quoi ? Un but refusé à Jérémy Blayac pour un hors-jeu qui ne me paraît toujours pas évident, un penalty non sifflé pour une faute sur Oumar Pouye qui n’aurait même pas échappé à Stevie Wonder, une tête de Blayac sur le poteau, deux ou trois arrêts miraculeux du gardien adverse. Et, bien sûr, le penalty manqué par Blayac qui, on le voit, était dans tous les coups. Ce bon Jérémy en avait les larmes aux yeux après coup. Je veux bien les lui sécher ici au nom du très bon match qu’il a signé à l’image de l’ensemble de ses coéquipiers. Des fois, c’est comme ça. Et ça ne fait pas oublier les fois où un seul but, dans une rareté d’occasions, a suffi pour déposer trois points dans la valise, comme à Châteauroux par exemple (1-0), ou contre les SR Colmar (1-0).

Le seul horizon, la ligne d’arrivée

On ne refait pas les matches, on continue seulement, comme fredonne le chanteur. Le National, c’est plutôt une longue rivière tourmentée où Blayac fait désormais l’objet d’une surveillance de plus en plus délétère de la part des défenseurs adverses. A Chambly ou à Châteauroux, notre attaquant a pris des claques très visibles sous l’œil amorphe des arbitres. Ce serait bien aussi que ceux-ci en prennent enfin conscience au lieu de l’avertir quand il s’en plaint auprès d’eux.

La vie de Blayac, dans ce monde sans pitié qu’est le National, est celle de son équipe. Tout sera bon pour entraver les destins alsaciens. Comme se rouler par terre pendant deux minutes à chaque contact, par exemple. C’est pourquoi, il faut rester fort, accepter les contretemps et repartir plus déterminé encore. Le seul horizon qui doit nous préoccuper, c’est la ligne d’arrivée, le 3 juin 2016 après le dernier match contre Dunkerque. Rien d’autre ne compte que figurer parmi les trois premiers à ce moment-là.

En attendant, nous irons à Sochaux ce dimanche (20 h 45), pour un remake du match de Coupe de France de la saison dernière, et qui reste un joli souvenir (1-0). Ce n’est finalement pas si désagréable, pour le coup, de disputer une rencontre passionnante sans pression, en outsider. Cinq jours plus tard, à Luçon, le vrai combat reprendra déjà. A coups de points.

Je vous dis à la semaine prochaine !

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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