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Sikimic : « Une nouvelle aventure commence »

Posté le 22/07/13
Sikimic

« Je ne partirai pas avant d’être monté ». Cette phrase très forte, Milo Sikimic, le capitaine du RCSA, l’a gravée sur notre site, il y a quelques mois, alors que la montée en National commençait pourtant à ressembler à une quête impossible. Nous avons retrouvé le défenseur serbe l’autre midi, parfois sérieux, parfois ironique. Les mots sont toujours aussi cinglants, comme ses tacles, et précis, comme ses relances. La remontée, le match d’Epinal, l’avenir : de sa voix grave, Milo raconte.

 LE TOURNANT

  • « Tout s’est  joué à Yzeure ! »

« Le grand tournant de la saison s’est produit à Yzeure. On sortait de la défaite (0-4) chez nous contre Moulins et on a senti que pas mal de gens, la presse aussi, ne croyaient plus en nous, que c’était foutu. J’étais blessé, il y avait des absents dans l’équipe qui est allée à Yzeure. Mais il s’est passé quelque chose avec ceux qui ont joué alors. J’ai suivi le match sur mon ordinateur. Il y a eu beaucoup de courage et un peu de chance. Mais, je le jure, après ça, ce 1-0 arraché au feu, j’y ai cru très fort. Ce qui s’est passé ensuite c’est la suite d’Yzeure. On était dans un moment où le groupe pouvait être en danger, où des conflits auraient pu naître. Au contraire, le challenge nous a soudés. Beaucoup pensent que c’est le match de Grenoble (1-0) qui a changé notre destin. Mais, à Grenoble, on est parti avec l’équipe-type du moment. On avait un boulot à faire, on l’a fait, c’était normal. On a posé nos couilles sur le terrain et on a cherché les quatre points. Mais tout ça, sans ceux qui ont fait le boulot à Yzeure, ce n’était pas possible ».

LE VESTIAIRE

  • « Le coach est toujours resté positif »

« Le coach est pour beaucoup dans notre réussite finale. En interne, il est toujours resté positif, nous a rabâché que tout dépendait de nous, que si on restait des guerriers on pouvait y arriver. Et tout le monde y a cru, on voulait tout gagner pour monter et on a presque réussi le score parfait (six victoires et un nul lors des sept dernières journées, 26 points sur 28 possibles). Nos adversaires, mieux placés que nous comme Mulhouse, Moulins ou Raon, ont alors commis quelques erreurs. Nous, on jouait notre peau à chaque fois. Et chaque fois, l’espoir grandissait ».

LE DERNIER MATCH A EPINAL

  • « Je savais qu’on gagnerait »

« Ça semble facile à dire aujourd’hui mais je n’ai pas douté une seconde. Je savais qu’on gagnerait, qu’on battrait Raon. Dès lors que la montée se jouait sur un match, c’était comme une finale qui ne pouvait plus nous échapper. Sur le terrain, à l’échauffement, c’est devenu encore plus évident, il y avait tant de force, de concentration. D’habitude, avant les matches, je parle un peu, je mets un coup de pression. Là, je n’ai rien dit, c’était inutile. Le match a été exactement ce que j’avais senti. Evidemment, il y a cette fin de match très bizarre ! (là, on sent qu’il s’amuse un peu !). Mais c’était prévu, il fallait mettre un peu de suspense. Avant le premier but de Raon, tout le monde s’embrasse, il y en a encore trois qui s’intéressent au match. Puis, vient le penalty. J’ai dit à Guillaume (Gauclin), laisse-moi ramasser le ballon dans le but. Un ou deux adversaires se sont approchés pour le prendre mais ils n’ont pas insisté. Après, la fête a été fantastique, une magnifique délivrance. Vous savez, j’ai gagné des titres avec le Partizan Belgrade (doublés coupe-championnat de Serbie en 2008 et 2009) mais ce que j’ai ressenti à Epinal avec les supporters à la fin du match, c’était beaucoup plus fort ».

LA PROCHAINE SAISON

  • « Ici, le maillot pèse plus lourd qu’ailleurs »

« Ce que je ressens aujourd’hui, c’est qu’on vient de très bas et on s’est battu comme des chiens pour revenir en National. Tout ce temps, le logo du Racing a pesé très lourd sur le maillot. A Strasbourg, quand  tu joues en CFA2 ou en CFA, le maillot est beaucoup plus lourd qu’ailleurs à cause de l’attente. Ici, tout le monde voulait qu’on monte, ailleurs tout le monde voulait nous en empêcher. C’était une énorme pression et tellement plus encore quand tu sais qu’il n’y a qu’une place à l’arrivée et que la concurrence est forte. A l’heure de revenir en National, le poids existe toujours mais on se sent soulagés d’avoir réussi une belle partie du parcours ».

« Une nouvelle aventure commence, j’ai envie de demander un peu de patience »

 « Rien n’est plus pareil au Racing, ça n’a plus rien à voir avec un passé récent. C’est comme si tout était neuf et qu’on partait vraiment vers une nouvelle aventure. On va un peu dans l’inconnu. Quand on suit les résultats du National, on se rend compte que les choses vont souvent très vite, que tu peux rapidement grimper ou plonger. Il sera certainement important de réussir le début de saison même s’il est extrêmement difficile avec trois matches sur quatre à l’extérieur dont le premier au Red Star Paris. C’est difficile de dire qu’on se fixe tel ou tel objectif, c’est très ouvert. (il sourit). Disons qu’on essaiera d’atteindre les objectifs des dirigeants. Je connais la valeur de notre équipe sur la ligne de départ mais ce que j’ai envie de demander aux gens, c’est un peu de patience. Je parle surtout des spectateurs, qui sont souvent critiques et c’est normal, car les supporters du Kop, on sait déjà qu’ils seront derrière nous. Ils ont déjà tellement fait pour nous aider à monter. Tout recommence aujourd’hui et on sera prêts ».


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