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Sikimic : « Je ne partirai pas avant d’être remonté »

Posté le 27/02/13
Sikimic

Alors que le Racing aborde une période décisive dans la course pour la montée en National, le capitaine « Milo » Sikimic se livre sans détours. Il évoque ici « le difficile combat » pour répondre aux exigences du club et des supporters. « On en saura plus à la fin du mois de mars », affirme le solide  défenseur central serbe, âgé de 32 ans. Mais « Milo » croit en la qualité de l’équipe et jure son amour pour un Racing qu’il ne songe pas une seconde à quitter. Quoiqu’il arrive : « Je suis descendu du National avec Strasbourg. Je ne m’en irai pas avant d’y remonter avec lui ! »

– Milo, comment toi-même et l’équipe avez digéré la défaite à Nancy, dimanche dernier (0-1) ?
– C’est une grosse déception. On restait sur une belle série (quatre victoires et un nul) mais on n’a pas réussi à confirmer. La journée a été mauvaise car nos rivaux au classement, eux, se sont imposés. Le regret c’est de ne pas avoir, au moins, obtenu le match nul, ce qu’il faut toujours essayer de réussir quand on ne parvient pas à gagner. Nous avons mal géré la longue interruption de vingt minutes quand l’arbitre s’est blessé, nous n’avons pas su non plus nous créer assez d’occasions. 

– C’est un problème offensif ?
– C’est un problème global, qui concerne toute l’équipe. Il y a forcément une énorme pression ici. Peut-être cela empêche-t-il parfois les plus jeunes de se lâcher. Moi, c’est ça que j’ai envie de voir. D’abord, on se bat pour ne pas encaisser de buts. Ensuite, il ne faut rien craindre mais entreprendre, prendre des risques devant, se lâcher comme je l’ai dit. Même s’il faut prendre trois buts, ça m’est égal si on en claque quatre. En ce moment, un 4-3 m’irait mieux qu’un 0-0 qui mettrait la défense en évidence. 

– La qualité des joueurs n’est pas en cause…
– Bien sûr que non. Il y a énormément de talent dans notre groupe mais, je le répète, il faut parvenir à évacuer la pression qui existe ici et qui n’appartient pas à nos adversaires. Contre le Racing, c’est à chaque fois le match de l’année pour nos rivaux. Mais ça, nous devons l’assumer pour réussir.

« Le moment charnière »

– Et sortir au mieux d’un mois de mars qui s’annonce périlleux…
– C’est le moment charnière. Après Villefranche, nous allons jouer quatre fois sur cinq à l’extérieur. C’est un programme compliqué mais c’est une période que nous pourrons bonifier si nous sommes tous à 100 %. On en saura plus à la fin du mois. Il faut rester au contact absolument sinon c’est foutu. Si on est encore à deux, trois points de Mulhouse par exemple quand l’équipe haut-rhinoise viendra à la Meinau (le 6 avril), tout restera possible.

– Pour commencer, il y a Villefranche samedi. Un rendez-vous à ne pas manquer ?
– L’idéal serait de tout gagner. Villefranche, ce sera dur mais, à la Meinau, avec nos supporters, on doit faire le plein. Nous sommes dans la peau du chasseur. Simplement, nous n’avons pas le droit au moindre relâchement car comme à chaque fois contre nous, il y aura en face des gars qui vont se défoncer la gueule. Ce n’est jamais pareil de gagner à Strasbourg, ce n’est pas comme gagner dans un petit village.

– On vous sent très investi dans le projet strasbourgeois…
Parce que je le suis. Lorsque je suis parti après la descente du National (en 2011), je savais que je reviendrai. J’aime cette ville, ce maillot, ce public même s’il est parfois dur avec nous. Mais c’est à toute l’équipe de montrer qu’elle en est digne, qu’elle veut s’arracher. C’est ce qui va faire la différence. Je suis dans cet état d’esprit, complètement.

– Et si, par malheur, la montée n’était pas au rendez-vous dès cette saison ?
– Pour moi, ça ne changerait rien. Je ne l’imagine pas à cet instant mais il est hors de question que je m’en aille avant de remonter. J’ai quitté le Racing en tombant en National. Si les dirigeants et le coach veulent bien encore de moi, je ne lâcherai pas avant d’avoir refait le chemin en sens inverse.


Stade de la Meinau

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