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16/02/2021

Sur le coup, on n’a pas trop fait gaffe, mais le scénario de la victoire à Metz est pour le moins inédit dans la filmographie du Racing. Au 21e siècle, c’est même une pure rareté. En Ligue 1, c’est la 98e fois que le Racing était mené sur terrain adversaire. Un cas de figure dont il vient de sortir victorieux pour la 3e fois seulement. Jusque-là, en un peu plus de vingt ans, les Alsaciens n’avaient retourné la crêpe qu’à deux reprises (à Sochaux, 1-2, le 7 mai 2005, et à Rennes, 1-4, le 2 décembre 2018).

En signant le premier doublé de sa carrière professionnelle, Adrien Thomasson a donc comblé le peuple bleu. C’était le bon moment. Quant à l’endroit de la commission des faits, je n’en rajoute pas. Ecrire qu’une victoire à Saint-Symphorien, un dimanche de Saint-Valentin, a fait chavirer le cœur des amoureux du Racing confère au principe élémentaire de la litote.

À la fin, ce sont surtout trois points qui tombent à pic un jour où Nantes s’est enfin réveillé, que Lorient a continué de faire de la résistance à Monaco, que Saint-Etienne a surpris Rennes et que Nîmes est allé chercher à Dijon des raisons de croire encore à son étoile.

Toujours 16e, le Racing s’est offert un motif de rester maître de son destin en se montrant maître de son sujet. Avec six points d’avance sur l’actuel barragiste (Nantes, 22 points), il n’a pourtant pas écarté la menace. L’étrangeté de ce Championnat, où les notions de domicile et extérieur ne sont plus rien d’autre qu’un indice géographique, fait que le 9e (Marseille, 34 points) est à six points également, mais en regardant vers le haut.

Le Racing est dans un « entre deux eaux » qui l’oblige à la plus grande méfiance tout en l’autorisant à ne pas ignorer la possibilité d’une grimpette au tableau. L’essentiel des combats à venir s’inscrit dans une démarche claire, se maintenir en Ligue 1. Dans l’ombre d’une conquête vitale, se glisse cependant l’alternative d’une pente plus douce, plus ascendante.

Les deux idées se rejoignent quand déboule Angers, un dimanche de Carême qui, curieusement, réclame surtout un grand appétit. Voici un match difficile, indécis mais déterminant quant au goût du lendemain. L’enjeu est double car une victoire donnerait un peu plus d’air encore et, mathématiquement, ferait gagner une place au moins au classement. La barre des trente points est à portée, et l’élan montré à Metz pourrait participer à son franchissement. Tout bien compté, on espère un Racing en habit du dimanche, qui serait sur son 31 à la fin du bal.

Cet article a été rédigé par :
Jean-Marc Butterlin

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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