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12/03/2021

Jean-Marc Kuentz : « La Bretagne et l’Alsace, deux terres de foot »

Cette 29ème journée de Ligue 1 aura une teneur toute particulière pour Jean-Marc Kuentz, l’un des adjoints de Thierry Laurey, passé par le staff du Stade Rennais entre 2017 et l’été dernier. L’Alsacien revient sur ses années en rouge et noir et son retour au Racing.

Un peu moins d’un an après ton départ du Stade Rennais, te voilà de retour au Roazhon Park. Quel sentiment cela te procure-t-il ?

C’est forcément un réel plaisir. Rennes, ce n’est que de bons souvenirs pour moi. J’ai eu la chance d’y vivre de super moments, de grandes émotions, des rencontres inoubliables. C’est une belle région et un beau club. Sur le plan humain, c’est une période importante de ma carrière, mais sur le plan sportif aussi.

Les trois saisons que tu as passées sur le banc du Stade Rennais correspondent peut-être à la plus belle période de l’histoire du club. Parmi tous ces moments, lesquels restent le plus ancrés dans ta mémoire ?

Il y en a beaucoup. Notre première saison avec Sabri Lamouchi s’est conclue par une cinquième place au classement, et ce tour d’honneur lors du dernier match dans un Roazhon plein à craquer. La deuxième saison est également inoubliable avec le huitième de finale de Ligue Europa, les matches contre le Bétis, Arsenal, avec beaucoup de public… Il y a bien sûr la victoire en Coupe de France, un titre que le peuple breton attendait depuis 1971. Et puis l’an dernier, une qualification en Ligue des Champions historique pour le club. Ce furent trois saisons riches et pleines qui restent de magnifiques souvenirs.

 

Le difficile baptême de la Ligue des Champions

 

On a le sentiment que le Stade Rennais a connu une progression très linéaire ces dernières saisons…

C’est un club bien structuré et bien organisé. Je vois beaucoup de similitudes entre l’Alsace et la Bretagne, ce sont deux terres de foot, deux clubs phares dans leur région. Le Stade Rennais grandit d’année en année, jouit d’un centre de formation performant, d’un actionnaire fort. C’est un club qui commence petit à petit à s’installer dans le top 5 français. 

Qu’as-tu ressenti en voyant les Rennais en Ligue des Champions pour la première fois de leur histoire ? As-tu pu suivre leurs matches ?

Oui, j’ai bien évidemment suivi tous les matches, j’étais même en relation par textos interposés avec d’anciens collègues. J’ai été leur premier supporter sur cette compétition. Il ne leur a pas manqué grand-chose sur quelques matches mais ça n’a pas tourné en leur faveur. Ils auraient même mérité mieux sur certaines rencontres, comme contre Chelsea et Krasnodar. Ils ont certainement eu un peu de frustration. C’est là qu’on voit le vrai niveau de la Ligue des Champions, où de petits détails peuvent faire la différence. Quoiqu’il arrive, ça restera un apprentissage pour Rennes.  

 

La découverte de la Bretagne

 

Un mot sur Julien Stéphan, qui vient tout juste de quitter le Stade Rennais après une petite dizaine d’années au club. Un entraîneur que tu as épaulé ces dernières saisons.

Comme beaucoup, son départ m’a un peu surpris car il était très important dans ce projet rennais, mais il faut respecter son choix. Je crois qu’on peut lui tirer un vrai coup de chapeau pour ce qu’il a accompli en l’espace de deux ou trois ans dans ce club. Déjà avant les professionnels, il avait de bons résultats avec la formation. C’est quelqu’un qui est très attaché à Rennes. 

As-tu aimé la vie en Bretagne ? Connaissais-tu la région, la ville ?

J’y étais déjà allé plusieurs fois en vacances. J’ai beaucoup aimé cette région, avec la mer pas loin. C’est un très bel endroit. Rennes, Dinard, Saint-Malo, il y a vraiment des coins sympas. Comme en Alsace, j’ai trouvé les gens très accueillants, très gentils. C’est une région où il fait bon vivre. 

 

« Le Racing, c’est le club de mon cœur »

 

Comment se passe ton retour au Racing après une petite dizaine d’années hors de tes terres et de ton club de toujours ?

Je suis très heureux d’être de nouveau ici. Je savais que je reviendrai au Racing sans savoir quand précisément, et puis l’opportunité s’est présentée. Je suis très content d’être de retour. C’est le club de mon cœur, il se structure, progresse. Les dirigeants font tout pour le faire grandir, que ce soit sur le plan sportif ou au niveau des infrastructures, avec cette rénovation du stade qui va arriver. Je suis très heureux dans la saison que je vis. Le coach, le staff et les joueurs m’ont très bien accueilli, et j’espère que l’on va faire une belle fin de saison.

Beaucoup de tes joueurs actuels étaient à peine nés lorsque tu as commencé ta carrière d’adjoint au Racing, en 1998. Ta parfaite connaissance du club est-elle un atout dans ton approche avec le groupe ?

Peut-être, oui. Je retrouve ce poste au gré des circonstances, car c’était plus vers la formation que mon retour s’orientait, mais le départ de David Ducourtioux l’an dernier a légèrement modifié les plans. Je donne un coup de main au staff professionnel pour cette saison. Si mon expérience peut servir le club et aider les joueurs, c’est tant mieux, mais je garde beaucoup de modestie à ce niveau-là.

 

Rennes, une bête blessée 

 

Ta carrière de technicien est un savant mélange entre éducateur et entraîneur au niveau professionnel. Qu’est-ce que cela apporte au sein d’un staff ?

Ce vécu me sert peut-être vis-à-vis des jeunes joueurs. J’ai toujours cette fibre de formateur, l’envie de faire progresser les jeunes, de les amener à se surpasser, s’améliorer. J’ai d’ailleurs connu Anthony Caci au centre de formation lors qu’il était en U13 ou U14. J’essaie de transmettre toutes les choses que j’ai apprises dans ma carrière, par exemple au contact de garçons comme Yaya Touré ou Didier Drogba avec la Côte d’Ivoire. Ces gars-là sont des bourreaux de travail, focalisés sur l’exigence et l’efficacité. J’essaie d’inculquer toutes ces petites choses au quotidien.

Après plusieurs saisons de qualité et des premières semaines de championnat plutôt réussies, Rennes connaît une passe difficile depuis quelques mois. Comment expliques-tu cela ?

De l’extérieur, ce n’est jamais facile de se positionner, mais il ne faut pas les enterrer trop vite. Le Stade Rennais reste une équipe de haut de tableau de Ligue 1, et dans un championnat aussi serré, un enchaînement de deux-trois bons résultats peut leur permettre d’atteindre leur objectif initial, à savoir finir dans les cinq premiers et atteindre une place européenne. Même si elle a eu un passage difficile, c’est une équipe dont il faudra se méfier et qui peut faire une belle fin de saison. 

 

« Contre Lille et Monaco, on a montré les vraies valeurs du Racing »

 

Que faut-il redouter de cette équipe rennaise ? 

Il y a beaucoup d’individualités intéressantes que tout le monde connaît, les internationaux comme N’Zonzi et Camavinga, les très bons joueurs que sont Grenier, Bourigeaud, Guirassy, sans oublier les défenseurs, Da Silva et tous les autres… Ce sont des garçons qui ont montré par le passé en championnat qu’ils étaient capables de rivaliser avec les meilleurs. Cette équipe a vraiment un gros potentiel. Il faudra aussi se méfier du vécu accumulé en coupe d’Europe, Ligue Europa puis Ligue des Champions, car cela les a fait grandir.

Aller gagner là-bas après le nul à Lille et la victoire contre Monaco permettrait de continuer une belle série d’invincibilité contre des gros ?

Ce qui est important pour nous au-delà du match de dimanche, c’est de garder l’état d’esprit qui nous anime depuis 2021, en particulier sur les dernières journées contre Lille et Monaco. Lors de ces deux rencontres, on a montré les vraies valeurs du Racing : la ténacité, la solidarité, l’engagement, une qualité de jeu aussi très intéressante par moment… On se doit de garder ces valeurs et notre état d’esprit pour bien terminer la saison. Tous ces ingrédients seront nécessaires pour faire un résultat dimanche. 

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