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29/01/2019

D’abord, je voulais écrire quelque chose sur le Racing et les Coupes, de France et de la Ligue. Farfouiller le passé, exhumer des statistiques, faire des comparaisons, peser les chances, le pour et le contre. Mais, soudain, autre chose m’a emporté. Parce que, dimanche matin, en me levant, j’étais heureux. Simplement heureux. La tête encore pleine de l’explosion finale d’un match serré et fermé, arraché au temps qui filait inexorablement. Tout le monde qui chante et danse. C’était Lala Land à la Meinau. On aurait dit du Damien Chazelle revisité, les gradins piétinés comme des toits de voitures sur une bretelle d’autoroute à Los Angeles.

Alors, je me suis dit, on a de la chance. La chance de vivre ça parce que le foot c’est une longue histoire de gloire et de misère, de montées et de descentes, d’exploits et de brisures, de joie et d’amertume. C’est une marée incessante de flux et de reflux, une onde de lumière et d’ombre entre la lune et le soleil. A cet instant, la vague nous porte. C’est une vague qui vient de loin, du fond d’un océan où le Racing s’était noyé. Oui, ce dimanche matin, ça me remonte. Tout ça, ce voyage épique dans la France des campagnes et des banlieues, ce sillon creusé jusqu’aux portes des grandes villes qui nous attendaient.

Alors, je me suis dit, il faut profiter, apprécier, goûter à la fortune du moment, à ces matches qui tournent dans le bon sens. Se laisser porter par une équipe qui ne gagnera pas tout, tout le temps, mais qui fait tout pour ça, qui avance et avance sur ses rivaux, qui chasse en meute. La beauté d’un mois de janvier radieux s’est écrite comme ça, dans la cohorte d’efforts généreux et répétés qui ont conduit à la cinquième place de la Ligue 1, à un endroit qui laisse penser qu’un bon bout du chemin est peut-être fait.

Cela paraîtra sans doute étrange mais le simple fait que nous arrive ce mercredi de feu me suffirait presque. La seule idée d’être arrivé là, à un pas d’une finale, dans la tentation d’un Lille, c’est déjà immense. Y être quand, à une demi-décennie de là, un dimanche aussi, nous marchions vers Epinal en priant pour sortir de l’ornière. Les sommets vosgiens nous semblaient alors hauts comme l’Everest. Profitons.

Une finale nous tend peut-être les bras. Peut-être pas. Mais l’extase d’un rendez-vous enivrant nous enlace déjà. Ce sera beau, ce sera grand. De toute façon. Ce sera dur, sans concession, contre un Bordeaux avide de revanche et qui a toutes les armes pour hausser le ton. Mes amis, ce mercredi est déjà un monument de notre histoire reconstruite. Il sera peut-être plus. Putain, qu’est-ce que c’est bon !

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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