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22/10/2019

Nous avons connu des jours meilleurs, des soirs surtout. Soyons francs, c’est un automne de grisaille, crasseux comme le ciel, désagréable au possible. Au dixième match – après son passage en Provence – le Racing a été prié de rejoindre le fond de la classe. Il est dernier de Ligue 1. Un statut qu’il n’a plus connu depuis la première journée de la saison du retour en Ligue 1 et une défaite initiale à Lyon (0-4, le 4 août 2017).

Nous nous apprêtons donc, samedi prochain, à recevoir Nice, une lanterne à la main et un fil à la patte. Avec l’obligation, qui se répète, de rattraper à la Meinau le temps perdu en voyageant. La victoire est plus que nécessaire, une nuit où nous dormirons une heure de plus. Où nous ne dormirons vraiment bien qu’avec trois points de plus aussi.

Il nous faut, à cet instant, parer au plus court, laisser les projets à long terme s’écrire au fil de la volonté de remonter la pente. Fâcheuse au classement, la situation n’a rien de rédhibitoire au plan comptable. Le 12e se situe trois points devant nous, le poids d’une victoire. Mais on ne peut plus traîner ou se dire que ça va bien finir par le faire. Ça se fera au prix de la sueur et de l’humilité obligée.

Le Nice de Patrick Vieira, ce joueur admirable, déjà devenu un entraîneur respecté, pourrait bien sauter à la gorge du Racing en spéculant sur ses doutes et ses contraintes. D’autant qu’il a, lui aussi, besoin d’inverser la tendance après quatre matches sans victoire (un nul et trois défaites). L’heure de se remettre en selle, en quelque sorte, si on ne veut pas fâcher Jim Ratcliffe, le nouveau et très ambitieux propriétaire milliardaire, déjà à la tête d’Ineos, l’écurie cycliste qui gagne à peu près tout sur les Grands Tours.

On demandera donc aux Niçois de mettre le nez dans le guidon quand Thierry Laurey exhortera ses joueurs à être à la planche. Ce sera tout sauf un soir à en garder sous la pédale ou à faire de la patinette. Ça nous promet un bel emballage bien sûr. Et pour en finir avec les métaphores vélocipédiques, le Racing, s’il veut prendre le bon wagon, pensera à visser la poignée. Pour laisser à d’autres cette peu reluisante lanterne rouge.

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.

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