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Notre Titi à nous

Posté le 16/10/18

Le 29 avril 1997, l’AS Monaco, comme très souvent depuis vingt ans, s’imposait à la Meinau (2-0) grâce à des buts de Sonny Anderson et Victor Ikpeba. Vous faisiez peut-être partie des 25.229 spectateurs présents à la Meinau ce soir-là. Ce n’est pas si vieux que ça même si Anthony Caci, qui allait voir le jour quelques semaines plus tard, ne risque pas de s’en souvenir.

Cette saison-là, Monaco a survolé la Ligue 1. Champion avec 12 points d’avance sur le PSG. Le Racing de Jacky Duguépéroux avait très honorablement bouclé son affaire, à la 9e place, la même qu’il occupe à ce jour. Ce Racing-Monaco n’est pas inscrit dans la légende du football et on fit peu de cas, en ce jour de printemps du siècle dernier, du joueur qui entra en jeu à dix minutes de la fin dans l’équipe de Jean Tigana.

Les dix seules minutes de sa carrière où Thierry Henry a foulé la pelouse de la Meinau, en remplacement d’Ikpeba. Une anecdote en somme que nous n’aurions pas exhumée en d’autres circonstances. Thierry Henry n’avait pas vingt ans. Il n’était encore qu’à l’amorce d’une trajectoire fulgurante. On ne se souvient pas de caméras braquées sur lui à sa sortie du terrain. Le journal L’Equipe ne fit pas sa Une sur le passage éclair de l’enfant des Ulis dans l’arène alsacienne.

Son retour, samedi soir, annonce tout autre chose. Un déferlement médiatique exceptionnel auquel je n’ai pas besoin d’ajouter une seule ligne. Titi, pour son premier match d’entraîneur d’une équipe de Ligue 1, va occuper tout l’espace. Pas un geste qui ne sera épié, pas un mot qui ne sera commenté. Ce Racing-Monaco figure déjà comme une date de l’histoire du football français et les hommes de Thierry Laurey ne seraient, d’avance, que les figurants d’un biopic, les intervenants accessoires de l’affaire du jour.

Mais, en même temps, comme dirait quelqu’un, vont-ils accepter ce rôle de simples comparses quand tout le monde attend l’effet Henry et le réveil d’une équipe qui n’est absolument pas à sa place et dont le personnel offensif, par exemple, finira bien par faire valoir la somme de ses talents ? Il y a peu de temps, ce match avait déjà les allures d’un piège. Mon pote Dany ne cesse de me répéter combien il craint que nous soyons les victimes de la renaissance monégasque.

C’est le sens de notre combat en ce samedi de feu. Nous battre comme des chiens, nous battre pour des points, avec nos armes, nous battre pour faire exister le Racing quand pas un ne va s’intéresser à notre composition d’équipe. Quand tous, venus de Paris et d’ailleurs, n’auront d’yeux que pour le banc d’en face.

Tous vraiment ? Dans une Meinau bondée, surchauffée, ils seront aussi pas loin de 26.000 à n’avoir que faire de tout ce ramdam. 26.000 à pousser les Strasbourgeois comme des malades. 26.000 à couver du regard un autre Thierry. Notre Titi à nous, sur le banc du Racing.

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.


Dimanche 3 mars

Allianz Riviera - 15h00

NiceStrasbourg

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