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LES COUPS FRANCS DE BUBU – Vite, la vidéo !

Posté le 16/04/13

Si la semaine passée s’est mieux terminée pour le Racing qu’elle n’avait commencé, elle a aussi été nourrie de formidables émotions au hasard des quarts de finale de la Ligue des Champions. Nous avons longtemps cru à un prodige parisien, jusqu’à ce que surgisse le plus petit grand homme du football mondial, Messi qui n’a jamais aussi bien porté son nom. Dans la fournaise d’Istanbul, nous avons vu vaciller le Real pendant quelques minutes. Nous avons surtout vécu 84 secondes de pure extase quand le Borussia Dortmund a finalement renversé la montagne de doutes dressée devant lui alors que Malaga menait 2-1, temps réglementaire écoulé et deux buts à inscrire dans l’urgence la plus extrême. C’est ce qui nous fait aimer le football jusqu’à sauter comme des cabris sur le canapé, renverser nos bières sur la moquette, embrasser l’écran en trébuchant avec une frénésie qui surprend nos femmes et les met en rage (sans doute à cause de la moquette, posée la veille par une regrettable coïncidence).

Moi, c’est autre chose qui m’a mis en colère : l’incroyable nombre d’erreurs d’arbitrage, surtout les hors-jeu manifestes non signalés par les assistants et dont l’évidence nous a sauté à la figure grâce aux ralentis de la télévision. Du but accordé à Ibrahimovic lors du match aller PSG-Barcelone à celui du 2-1 de Malaga à Dortmund jusqu’au 3-2 un peu plus tard qui a offert la qualification au Borussia, il n’est pas question de centimètres pouvant éveiller à la discussion mais de mètres entiers. Nous avons été des centaines de millions à profiter de la technologie pour constater l’erreur manifeste, un luxe dont continue à se passer l’UEFA qui préfère défrayer deux arbitres supplémentaires dont la mission semble se résumer à vérifier que personne ne va voler les cages.

Je sais que l’usage de la vidéo est un sujet qui partage. Mon ami Luc, par exemple, est un rien romantique. Il s’inquiète parfois d’un monde qui serait trop lisse, trop prévisible, prêtant de moins en moins à la discussion, à l’incertitude. Je n’ai pas encore compris pourquoi il est incapable de trouver où j’habite sans l’aide du GPS de sa voiture. Je ne comprends surtout pas la position ferme et bornée de Michel Platini, le patron de l’UEFA. Son combat contre la vidéo, à terme, est perdu d’avance. Il m’arrive parfois de repenser à un match qui a eu lieu le 8 juillet 1982 à Séville. Je revois Platini tenant la main d’un Battiston inanimé après la sortie furieuse de Schumacher. Cela aurait pris une minute pour revoir l’action et mesurer la violence du geste du gardien allemand. Et l’expulser. A cette heure, Platini serait peut-être champion du monde. Plus de trente ans plus tard, la même erreur historique reste pourtant toujours possible.

Je vous dis à mardi prochain.
Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg.


mercredi 25 octobre 2017 à 21h05

Stade de la Meinau

StrasbourgSaint-Etienne

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