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LES COUPS FRANCS DE BUBU – Vagues à l’âme

Posté le 17/09/13

S’il se respecte, un joueur de football normalement constitué, et la plupart le sont, évoque avec insistance « la nécessité de se remettre au travail » au lendemain d’une défaite. Je me suis souvent demandé à quoi peut ressembler la semaine qui suit les victoires. On s’embrasse et on fait dodo ? Comme chaque semaine, devant micros et caméras, les vaincus du week-end ont répété cette phrase magique. Pendant ce temps, leurs bourreaux ont mis en avant « le match référence » et « la sensation que le groupe vit désormais bien ensemble ». D’ailleurs, vous aurez noté que dans l’euphorie du triomphe, l’évidence que « chacun s’est battu pour son coéquipier » est patente. Ne croyez pas que je me moque ! J’ai passé quarante années de mon humble carrière de journaliste à imprimer, match après match, ces déclarations définitives sans jamais m’en offusquer, ni les remettre en cause.

Je ne sais plus qui disait que « la victoire a cent pères et que la défaite était orpheline » mais c’est tellement vrai. Et tant pis si ça ne dure que huit jours, le temps de se prendre une volée le samedi suivant. Tout ça pour dire quoi ? Je vous remercie de la question. Au soir du match nul obtenu par le Racing au Red Star (0-0), lors de la première journée, François Keller avait proposé une très belle image. « Un championnat se compose de vagues ascendantes et de vagues descendantes » avait-il dit, ajoutant modestement qu’au cœur de ces ondulations lunaires, l’entraîneur s’efforçait d’être « le régulateur des marées ». Désolé, mais ça c’est niveau Ligue des Champions, je ne rigole pas.

Evidemment, ça ne fait pas avancer le schmilblick pour l’instant car les voyages de notre équipe révèlent une fâcheuse tendance à louvoyer à marée basse et il faut, à chaque fois, remonter le courant à domicile. Ce sera encore le cas ce vendredi contre Luçon. Mais je n’ai rien aperçu, au fil de la défaite au Paris FC (0-2), à nouveau sur un terrain absolument indigne du troisième niveau du football français, d’une équipe où chacun ne s’est pas battu pour le copain. Ça ne veut pas sourire et ça ne veut pas rentrer. Sans la barre sur la tête d’Amofa et sans les exploits d’Aupic dans le but parisien, il y avait du but et du point dans l’air. Alors quoi ? Je regarde avec les yeux de l’amour et je pardonne tout ? Peut-être. Mais c’est une façon comme une autre de se remettre au travail de cette chronique chaque mardi. Qu’on perde ou qu’on gagne, je suis le régulateur des humeurs, toujours à marée haute.

Je vous dis à la semaine prochaine !
Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg.


dimanche 22 octobre 2017 à 15h

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