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LES COUPS FRANCS DE BUBU – Tous seuls

Posté le 23/04/13

Samedi, j’ai beaucoup aimé l’attitude du kop de la Meinau, ce kop si magnifique, si fidèle, si chaud même quand, d’un coup de queue, l’hiver jette ses derniers vents sur les travées du stade. Comment les appeler ? Ce fut un soir où ils ont mérité le nom de « kopains ». Kopains des joueurs et kopains du président et de l’entraîneur qu’ils ont tenu à rappeler, dans un élan doublement fraternel, pour les saluer et les applaudir après le match.

C’est une belle façon d’être tous ensemble dans le difficile et si incertain combat qui va durer encore quelques semaines. C’était bien d’encourager l’entraîneur, cet homme seul, toujours seul, où qu’il entraîne, à quelque niveau que ce soit, dans un village perdu au fond de la vallée ou livré aux brûlantes lumières de la Ligue des Champions. C’est une solitude de fait quand bien même serait-elle atténuée par la complicité de l’adjoint, la bonne humeur de l’intendant ou le soutien des proches. Il y a forcément de bons et de moins bons entraîneurs, des renfrognés, des expansifs, des communicateurs avisés, des grandes gueules, des taiseux, des offensifs, des défensifs, des gentils et des méchants mais ils sont autant de solitaires noyés dans la foule, livrés à l’éternelle critique, loués, jugés, applaudis, incompris. Ils sont uniques au milieu d’un peuple d’entraîneurs qui ne comprennent pourquoi Machin est sorti et Truc est resté sur le banc.

Mais que savons-nous, le cul sur un strapontin ou lovés dans notre canapé, de la semaine qui vient de se passer, de ce joueur qui fait la tronche, de cet autre qui s’est révélé, de l’alchimie complexe qui compose un groupe, du risque à prendre ou non avec la blessure de l’avant-centre. Que savons-nous vraiment des humeurs qui flottent quand s’approchent les fins de saisons, mélange sulfureux d’intérêts collectifs et personnels.

Les nuits d’après défaite sont longues, remplies de doutes, de regrets parfois, elles sont courtes et étranges, habitées de fantômes qui batifolent sur un tableau noir. « La vie d’un entraîneur c’est 95 % de souffrances pour 5% de bonheur » me répète souvent un ami, membre de cette confrérie. En pensant à tout ça j’éprouve du respect pour ces hommes. Un peu plus encore pour ceux qui bataillent avec les couleurs du club qui coulent dans leurs veines. Et là, je n’ai pas besoin de vous faire un dessin. 

Je vous dis à mardi prochain.
Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg.


mercredi 13 décembre 2017 à 21h05

Stade de la Meinau

StrasbourgParis

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