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LES COUPS FRANCS DE BUBU – Neuf fois Mulhouse

Posté le 02/04/13

Si je vous disais que le match contre Mulhouse, samedi prochain, n’est qu’une rencontre parmi les autres sur le chemin vertigineux qui désignera le champion du groupe, vous vous interrogeriez sans doute sur mon état mental. Et vous n’auriez pas franchement tort. Car c’est un objet rare et magnifique qui nous attend, dans une Meinau qui recevra peut-être 20.000 spectateurs. Le CFA va connaître un moment historique dépassant par son engouement les frontières françaises voire européennes. L’enjeu est considérable au classement, il est presque inutile de le préciser ici. Un derby de feu se dessine. Par un curieux effet du hasard, il précédera de 24 heures un rendez-vous électoral invitant à se prononcer  sur la pertinence d’un conseil unique d’Alsace. Rien de cela à attendre sur le terrain samedi où la rivalité sportive entre Bas-Rhinois et Haut-Rhinois sera plus intense que jamais.

Nos joueurs connaissent le prix d’une victoire, son incidence sur la fin de la compétition mais, en revenant d’Auxerre samedi dernier, j’ai déjà compris qu’ils ont intégré plus que ça. En les rejoignant dans le vestiaire après leur victoire à l’Abbé-Deschamps (2-0), je m’attendais à des cris de joie, des embrassades sans fin comme pouvait l’autoriser la mise à mort d’une longue série sans victoire à l’extérieur qui datait quand même du 2 décembre 2012.  Rien de cela pourtant. Le bonheur était contenu. L’idée qu’une étape venait simplement d’être franchie a tout de suite gagné la chambrée. François Keller a eu, alors, des mots très forts, se projetant sur le seul et unique objectif : être devant le 25 mai au soir quand tombera le verdict. Comme il a raison. Bien sûr, Mulhouse est un match hors normes qu’il faudra empoigner avec la même farouche volonté qu’à Auxerre, avec ce désir collectif qui a fait le lit de la victoire, avec cette envie de chasser le ballon qui n’a pas quitté nos gars, pas une seconde, pendant 90 minutes.

Mais j’ai envie de dire, en consultant ce classement absolument affolant, avec six équipes en trois points, que le Racing peut s’attendre désormais à vivre neuf Mulhouse de suite. Le premier va conditionner les autres, on le sent bien, mais le sprint final va nous opposer à six des sept premiers. Outre Mulhouse (5e), Moulins (3e), seulement quatre jours plus tard, Lyon-Duchère (4e), Grenoble (1er), la réserve du PSG (7e) et Raon-l’Etape (6e) vont se dresser sur notre route. C’est un programme de dingue dont ne sortiront vainqueurs que des hommes forts, capables de répéter les mêmes efforts, de garder la même concentration durant presque deux mois. Chaque match est désormais une montagne à gravir. La première s’appelle Mulhouse, immense par son contexte régional. J’ai souvent souri, durant ma carrière de journaliste, en écoutant les joueurs me répéter cette phrase que je croyais laconique : « On prend les matches les uns après les autres ». Me voilà pris à mon propre piège. Prenons Mulhouse et on verra après.

Je vous dis à mardi prochain.
Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg.


Samedi 29 juillet 2017 à 19h00

Stade Gaston-Gérard - Dijon

DijonStrasbourg

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