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Épisode 17 : le vrai pari

Posté le 05/12/17

C’est arrivé un 2 décembre. C’est, pour toujours, notre Austerlitz à nous. On ne nous le prendra plus. Maintenant, c’est écrit dans le grand livre du Racing, comme un soleil nocturne venu irradier une Meinau soudain déraisonnée. L’impossible ne l’était donc pas. A la fin, les larmes sont venues aux paupières, un sanglot irrépressible. Toutes ces années passées dans une France invisible où l’armée bleue a bataillé à la recherche du temps perdu. Et ça ! Un tremblement de terre dont les répliques ont touché l’Europe entière. 100 minutes bouleversantes qui ont concentré tous les sentiments possibles. Nous sommes partis de si loin, les amis ! Oui, Paris est tombé à Strasbourg.

Il y a à peine plus de quatre ans, nous rentrions d’Epinal, trois divisions plus bas, tombeurs de Raon l’Etape. Nous ne savions pas, nous ne pouvions imaginer. D’ailleurs, nous n’avions pas la tête à ce genre de prodige. Nous rêvions professionnalisme, Ligue 1 dès qu’on pourrait. Y rester si ça nous arrivait. Battre le PSG ? On s’en foutait grave. On regardait ça d’en-dessous. Battre Paris, c’était un détail sur notre chemin, une chimère. Depuis samedi, c’est un détail extravagant, un bonheur absolu qui, pourtant, ne doit pas nous changer.

Car notre immense défi reste le maintien. Je vendrais mille succès contre le PSG pour une année de plus à cet étage. Mais je le prends volontiers pour les trois points qui sont venus avec. Pour ce qu’il a montré de l’accomplissement collectif dont le groupe est capable. Là est notre vraie victoire, le sel de notre avenir. La chance, qui nous a fui quelque fois depuis le début de la saison, a été de notre côté. Le reste de cette 16e journée indique très bien que l’écho d’une prouesse pèse moins que son profit.

Sur les dix derniers matches de compétitions officielles, nous n’en n’avons perdu qu’un seul (3-0 à Troyes). Les quatre dernières journées de championnat ont rapporté huit points sur douze. Pourtant, ce redressement notoire nous laisse au cœur de la lutte pour la survie. Un peu mieux qu’il y a deux mois mais le boulot reste considérable. Si le match contre Paris doit laisser une trace, c’est dans l’énergie du vestiaire qu’il faut la chercher. Se battre ensemble contre Paris était une évidence. Le faire contre tous les autres est une nécessité.

Bordeaux, qui nous attend ce vendredi, a déjà vendu l’affiche : battre l’équipe qui a battu Paris. Le piège est perfide. Nous voulons être bien plus que cela. Paris c’est une chose. Mais notre pari est ailleurs, sans lettre capitale au début mais avec un objectif capital à la fin. Perdurer où tant de combats nous ont conduits.

Je vous dis à la semaine prochaine !

Allez Racing et salut bisame !

Jean-Marc Butterlin a été Chef des Sports du journal « L’Alsace » et Grand Reporter au journal « L’Equipe ». Il est membre du Conseil d’Administration de l’Association Racing Club de Strasbourg Alsace.


mercredi 13 décembre 2017 à 21h05

Stade de la Meinau

StrasbourgParis

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